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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 02:54

Ce vendredi 13 avril 2012, Thalassa consacre un reportage à :"L'île aux perles bleues".

La petite île des Caraïbes, 21 km2, Saint-Eustache, ou Statia, a été un port extrêmement important. Cette ancienne colonie hollandaise abritait un commerce  considérable malgré sa taille réduite et une nature hostile. Il n'y a pas de rivières et peu de sources d'eau potable.

WINMP0254.jpgSon activité portuaire fut longtemps très largement supérieur à celui des îles à sucre, pendant le 18ème siècle,  comme la Guadeloupe ou la Martinique en raison notamment de l’attraction de son port franc.

 

C’est dans cette petite île que les canons ont pour la première fois salué le  premier drapeau américain, le 16 novembre 1776. Par cet acte, la colonie hollandaise offrit  aux Insurgés américains une première reconnaissance internationale qui en fera une cible durant la Guerre d'Indépendance Américaine. 

 

Le 13 février 1781, l'amiral Rodney et sa flotte s'emparèrent de Statia. Les Anglais s'approprièrent ainsi de près de 75 millions de marchandises! (France Annales Historiques, vol 2, Firmin-Didot). Il fallut  trente bâtiments pour charger l'ensemble en Europe. Le convoi fut capturé à la hauteur des îles Sorlingues (îles Scilly), par la flotte française de La Motte-Piquet. Les bâtiments saisis furent conduit à Brest (Histoire générale des traités de paix et autres transactions vol 4, comte de Garden).

WINMP0347.jpg

 

Saint-Eustache  fut reprise en novembre par les Français provisoirement alliés aux Provinces-Unies. La flotte française était menée par le marquis de Bouillée.

Une occasion découvrir une des îles les moins connues des Petites Antilles en raison de la faiblesse des liaisons aéroportuaires grâce à Thalassa.

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 23:44

P1000312Nous avons eu le plaisir de recevoir une cinquantaine de participants à notre conférence Mi Mori ! du 31 mars 2012, à la Médiathèque  Yvon Leborgne, de Port-Louis en Guadeloupe.

Nous remercions chaleureusement pour leur  collaboration, les chefs cuisiniers guadeloupéens, Jocelyn Corvo et particulièrement Joël Kichenin qui ont participé à la réussite de la manifestation.  Nous n’oublions pas les chefs qui nous ont soutenus sans pouvoir malheureusement se libérer pour cette date, les chefs cuisinier Richard Chaville, Pierre Balcot  et Max Cilirie.

Nous avons encore pu compter sur nos partenaires, More Cødfish, SODIPA et GUADALIM présent à nos côtés depuis la première édition à la Médiathèque du Lamentin.

P1000314.JPG

Rien n’aurais été possible sans les petites mains discrètes de Tantanse, ni la présence efficace de notre « présidente » de séance Marcelle Zora (oui je sais elle trouve cela très pompeux ! lol). Nous avons bénéficié de l’aide de l’UPPL, à l’ensemble du personnel de la Médiathèque de Port-Louis et particulièrement à sa directrice Mme Santorin-Levreau, à la Mairie de Port-Louis et à celle des membres de Trésors du Patrimoine.

Nous avons fait le choix il y a plusieurs années de quitter nos chères archives pour aller à la rencontre de la population guadeloupéenne en proposant des conférences ludiques autour des thématiques liées au patrimoine et à l’histoire maritime de notre archipel. Fort de votre soutien nous comptons faire encore voyager notre conférence dans une nouvelle commune.

A très bientôt.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:40

 

14-03-2012 19;17;29

L'association Trésors du Patrimoine a le plaisir de vous convier à sa conférence et sa foire culinaire autour de la morue, le samedi 31 mars 2012 à la Médiathèque Yvon Leborgne (Port-Louis, Guadeloupe) de 9h30 à 11h30.

Mi Mori! Le voyage de ce poisson jusqu'à nos assiettes créoles est un voyage à travers l'histoire maritime de notre archipel.

 

Nous tenterons de répondre à la question pourquoi mangeons nous de la morue si loin de sa zone de pêche et quelle est sa place dans notre tradition culinaire autour de notre thématique "Histoire de la morue en Guadeloupe de la pêche à l'assiette", avec nos deux conférenciers Myriam Alamkan, historienne maritime, et Joël Kichenin, designer culinaire.

 

Tous les bénéfices seront versés à l'Association Trésors du Patrimoine pour le financement de ses activités. Nous remerçions la société More Codfish et son représentant local, son soutien logistique (prêt de sa collection personnelle d'iconographie)

 

Mi Mori! En morue et dombrés, en ti-salé morue et lentilles, en brandade traditionnelle et à la patate douce, en pâtés, en verrines ... Mi Mori!

 

Merci de votre soutien à la recherche en histoire maritime guadeloupéenne.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:46

Compte-rendu de manifestation:

 

C'est une figure de la politique guadeloupéenne dont la mémoire et l'action sont régulièrement célébrées à travers les actions du Comité Henry Sidambarom qui a été au coeur de la manifestation de Dimanche 26 février 2012,  à Capesterre Belle Eau.  L'anniversaire du début du procès politique mené par Henry Sidambaron en 1904 est l'occasion d'une conférence de mesieurs Singaravelou, géographe, professeur des universités ayant  publié des ouvrages sur les Indiens de la Caraïbe, et Monrose, ancien proviseur.

P1000296

A l'issue des discours protocolaires des élus de la Région, du Département, de la mairie de Capesterre-Belle Eau et du président  du Comité , une présentation du professeur Singaravelou "Parcours des travailleurs indiens de la plantation à la réhabilitation" a dressé l'arrière plan historique du combat d'Henry devant la salle comble de l'école maternelle de Fonds Cacao.

 

Né le 5 juillet 1863 à Capesterre Belle Eau, Henri Sidambarom n'est pas né citoyen français. Si les parents né en Inde étaient sujet de l'Empire Britannique, leur statut de travailleur engagé les rendaient du point de vu du droit un statut de mineur dont le sort était attaché à la plantation, jusqu'à leur mort où les engagés indiens étaient enregistrés avec leur matricule, comme le rappel le professeur Singaravelou, professeur d'université. 

 

Nous rappelons également que la politique de  discrimination touchait l'ensemble des habitants non européens des colonies et cette discrimination  va s'institutionnaliser avec la création du code de l'indigénat de 1881. Pour passer du statut d'exception, créer au départ pour protéger les indiens de l'arbitraire colonial français comme prévu par les accords anglo-français pour reconnaître aux descendants des engagés indiens  des droits réservés aux citoyens français fut le long combat d'Henry Sidambarom. Et ce combat débuta avec l'ouverture d'un procès politique entrepris pour généraliser de façon définitive le droit de vote. 

 

Le vote "indien"était, selon le professeur Singaravelou, un enjeu entre les politiciens locaux, l'inscription sur les listes électorales était au bon vouloir des communes qui l'acceptait ou le refusait pour favoriser les vues des élus locaux.

Du droit de vote à l'engagement sous le drapeau, le long combat d'Henri Sidambarom a permis à Arsène Monrose, président du Conseil des Sages de Capesterre Belle-Eau, de faire un rapprochement avec le combat pour les droits civiques de Martin Luther King. Cependant, le message de Martin Luther King a pris une portée universelle alors que le procès politique d'Henry Sidambarom reste méconnu en dehors de la sphère des indo-descendants.

 

Plusieurs associations portant l'héritage de la culture indienne en Guadeloupe étaient présentes, citons notamment l'Association des Amis de l'Inde, le Conseil Guadeloupéen Pour la Promotion des Langues Indiennes,  l'association Padma  ainsi que notre association Trésors du Patrimoine qui oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine maritime de la Guadeloupe.  C'est donc un important travail de vulgarisation qui a été entrepris par le Comité Henry Sidambarom à travers les conférences présentées à l'occasion de ses quatre rendez-vous annuels.

 

Photo: Auteur M Alamkan à gauche M. Léo Andy, ancien maire de Capesterre Belle Eau, au mileu M. Singaravelou, à droite M. Jacques Sidambarom, président du Comité Henry Sidambarom

 

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:45

J'ai profité de mon dernier séjour à Paris, pour braver le froid et le vent et me rendre au Musée Jean Moulin. Pour ceux qui n'y sont jamais aller, c'est juste au dessus de la gare Montparnasse, accessible aux fauteuils roulants grâce à un ascenseur, par contre, c'est mal indiqué en passant par la gare, vaut mieux faire par l'extérieur.

Dans une grande salle s'affiche une collection intéressante d'objet, de témoignages relatifs à la Seconde Guerre Mondiale mais la description de l'Empire français est difficile. La place la plus importante est celle réservée à l'Afrique c'est effectivement la partie la plus documentée car la plus étudiée.

Les sources archivistiques n'ont pas encore été largement exploitées par les historiens pour l'ensemble des anciennes colonies: la conclusion de l'exposition se fait vers le mouvement des indépendances et pas en évoquant la départementalisation. Le rôle des Etats-Unis pour les colonies du Pacifique et de l'Amérique mériterait d'être plus connu.

En tout cas, une petite halte s'impose au Musée Jean Moulin tous les jours sauf le lundi et jours fériés de 10h à 18h jusqu'au 24 juin 2012. Et pour le public handicapé, la viste est gratuite.

 

http://www.paris.fr/loisirs/musees-expos/memorial-leclerc-et-de-la-liberation-de-paris-musee-jean-moulin/l-outre-mer-francais-dans-la-guerre-1939-45/rub_6923_actu_10381

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 21:41

07-12-2011-17-19-50.JPGPour soutenir les actions futures de l'association "Tréosrs du Patrimoine" nous avons édité le texte de la conférence du 2 décembre dernier.

Nous avons également inséré des photos. Nous vendons par correspondance le livret de 22 pages pour la somme de 10 € plus 2€ de frais de port pour la France et l'Outre-Mer français, pour l'étranger le tarif sera en fonction de votre lieu de résidence.

 

Envoyez vos chèques à :

Trésors du Patrimoine

Maison Alamkan

Vaughenlieu

97129 LAMENTIN

 

Les envois serons expédier par lettre prioritaire.

 

Nous envisageons de participer l'année prochaine à l'Année de la France à Saint-Domingue.

La Guadeloupe a eu pendant la Révolution Française et le Premier Empire une influence sur l'histoire de Saint-Domingue. C'est de la ville de Saint-Domingue qu'on été jugé les prises faites par des corsaires français venus de Guadeloupe qui ont contribué à désorganiser les approvisionnements des "rebelles" de Saint-Domingues, c'est à dire les futurs Haïtiens. Pour mieux comprendre cette page de l'histoire maritime de Saint-Domingue, Haïti et et la Guadeloupe, nous avons besoin de confronter la version écrite à partir des archives françaises avec celle que nous allons découvrir dans les archives de la République Dominicaine. Merci de votre soutien. 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:58

Cycle_confaffiche.jpg

Bonjour j'ai le plaisir de vous convier à ma prochaine conférence. C'est une conférence avec un diaporama dynamique pour illustrer mon propos: 

"Avec le développement des bibliothèques en ligne, l’accès aux sources relatives à l’immigration indienne au 19ème siècle s’est démocratisé. Parmi ces documents nous trouvons des récits de voyages écrits par des officiers de marine.

Leurs récits, à la différence des journaux de bord, ne répondent pas à la rigueur de la transmission au jour le jour mais sont un éclairage subjectif sur les conditions de voyage des migrants indiens. Ils sont le reflet des informations disponibles à l’époque et de leurs questionnements sur leur participation à la politique d’immigration indienne. Nous avons retenu deux récits facilement accessibles via la Bibliothèque Nationale de France. "

 

A très bientôt

 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:36

Dans les Petites Antilles existe encore de nombreuses traces de notre héritage amérindien. Quand j'étais petite fille, je pensait que tous les amérindiens étaient tous morts depuis longtemps et que je n'avais pas de liens avec les premiers habitants des Antilles mais j'avais tord.Buche Noël Groseille

Ma grand-mère paternelle se souvenait de voyages dans la réserve amérindienne à la Dominique,quand elle-même était petite fille. Elle allait rendre visite à sa propre grand-mère. Du côté maternel, ma plus vielle ancêtre connue Maria Fernandes-Rodiguez était "métive" (métise) née de l'union d'un portugais avec une amérindienne du Brésil.

Et c'est du Brésil et du plateau des Guyanes que les amérindiens ont transporté notre dictame. Il se nomme scientifiquement Maranta arundinacea L. Si il emprunte son nom vernaculaire au dictame de Crête, c'est pour son usage thérapeutique comme résolutif. Si vous êtes de Martinique, c'est l'envers blanc ou moussache Barbade. En Réunion, c'est la rouroute.

Le dictame est consommé de façon traditionnel en Guadeloupe sous forme fécule extraite de son rhyzome. Nous la consommions généralement sous forme de bouillie par les bébés, les personnes âgées et les gourmands. Il y a plusieurs années ma mère a étudié et mis au point des recettes de gateaux, tartes et pains 100% dictame sans ajout d'autre farine.

Et si je vous en parle aujourd'hui, c'est que la saison des bûches de Noël de dictame viens de commencer à l'exploitation de mes parents, alors j'ai voulu partager avec vous cette merveilleuse bûche rose...elle est au groseille-pays!

Pour ceux qui ne la connaissent pas la groseille-pays (Hibiscus sabdarrifa L.) est une fleur, une hibiscus dont nous consommons généralement en sirop à la période de Noël. Je vous mets le lien de Caribfruit pour mieux la découvrir link

Les bûches, c'est ok. Le cantique de Noël c'est ok. Et dès premiers jours de l'Avent, je commence à chanter les cantiques...



 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 10:19

1984dacryodes_excelsa.jpgUtilisé dans la construction navale depuis l'époque amérindienne, le gommier blanc (Dacryodes excelsa) peut atteindre les 30 mètres de haut. C'est un arbre de la forêt dense et humide des Petites Antilles et de Puerto Rico.

Son utilisation par les amérindiens nous est rapporter par plusieurs auteurs (Du Terte, l'Anonyme de Carpentras...), j'ai choisit deux textes issus des dictionnaires du XVIIIème siècle pour illustrer son utilisation:

 

"On en voit donc le tronc étant creusé, & travaillé en canot, ou pyrogue, est capable de porté sur mer, 30 & 40 personnes avec leurs armes et bagages: c'est à dire qu'ils ont 5 ou 6 piés de diamètre, sur un jet de 35 à 40 piés de long...Ceux qui font du sucre, lorsqu'ils manquent d'huile à brûler, evoient leur esclaves chercher cette gomme, dont ils se servent dans leurs sucreries, pour y éclairer pendant la nuit, parce qu'elle brûle parfaitement, &répend une lumière & une odeur vive  & agréable. C'est ELEMY espèce d'encens, dont  on a parlé en son lieu."

 

Extrait du Dictionnaire universel de Commerce Jacques Savary des Bruslons et Philémon-Louis Savary.  (Je vois déjà des yeux rireurs non les fautes d'orthographe ne sont pas de moi, pour une fois, c'est pas ma dyslexie, c'est le texte original )

 

Dans l' Encyclopédie de Diderot et d'Allembert de 1777, le gommier blanc est cité pour son utilisation dans la fabrication de canot. Dans son dictionnaire Valmont de Bomare en 1800 précise que ce canot est fait d'une seule pièce.

 

Le gommier est un bateau monoxyle comme la pirogue. Le canoa bien que lui aussi soit d'origine amérindienne est un bateau formé par deux grandes planches montées sur un tronc creusé par le feu. La kanawa moderne revisitée par l'association Karisco reprend les bases de la canoa amérindienne bien qu'elle comporte désormais des vis métalliques à la place des épines de mahot et un étambot. Pour plus d'informations sur bateaux amérindiens, lire "La vie quotidienne des Indiens Caraïbes aux Petites Antilles XVII e siècle. Laurence Verrand. Editions Karthala, 2001.

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 12:51

P1000228Hier, je suis allée faire un tour à l'exposition "Racines sous-marines" au Fort-Fleur d'Epée. Dès l'entrée, j'ai pesté contre le Conseil Général. Des barrières ont été placées près du parking pour empêcher les voitures de stationner plus haut mais qui me rendent la vie plus difficile en rajoutant des obstacles à ma progression. Normalement...non faut pas que je dise "normalement" parce que la norme n'est pas de vivre avec une HTAP mais enfin ordinairement je ne dois pas marcher contre une résistance. Et bien là, pfffut gagner, j'ai eu une légère montée vers le Fort et puis autre surprise...La collection est dans la galerie souterraine et qui dit galerie souterraine dit...aller vous avez bien une idée, des escaliers! Donc une résistance de plus. :-) encore pas contente envers le Conseil Général, ben vi, vous savez , le Conseil Général a en charge la politique pour la prise en charge du handicap avec l'Etat... Je comprend que le Conseil Général fasse vivre les monuments historiques dont il a la charge, mais prévenez des conditions d'accessibilité, s'il vous plaît.

 

Heureusement que Bernard Vicens, le créateur de l'expo m'a dit qu'au cas où j'ai un problème pour remonter, il allait pouvoir me porter...Mais bon quand je peux prendre tout mon temps, j'arrive à maîtriser mon effort pour monter les escaliers. Certains jours, ils ne me posent presque pas de problème mais je ne sais jamais à l'avance. Bon me voilà dans la galerie souterraine. Je peste encore contre le Conseil Général (oui je sais, c'est pas son jour) il y a des infiltrations d'eau et de la mousse verte sur les murs. La dernière fois que je suis descendue dans la galerie c'était quand j'étais collégienne pour aller voir la collection d'Art Contemporain du CG (je peux me permettre cette familiarité à force, non ?). Pas d'infiltrations, pas de mousses sur les murs, des tableaux des artistes de ma région et une galerie souterraine beaucoup plus longue ... J'imagine déjà le montant des réparations que le CG va devoir faire pour remettre la galerie en état et se sera au tour des g de pester devant la facture des impôts locaux.

 

"Racines sous marines" est  la collection d'objet archéologique mis à jours par l'association "Prépasub" qui oeuvre pour la préservation du patrimoine archéologique sous-marin de la Guadeloupe. C'est à la passion de Bernard que l'on doit beaucoup de leur découvertes exposées aujourd'hui au public. 

 

Quelques renseignements complémentaires sur la commission de conducteur de prises délivrée au capitaine Jean-Marie Ajax capitaine de la Supérieure de Pointe à Pitre du 21 octobre 1809 (il y a une coquille sur le catalogue, page 121 mais c'est pas bien grave). Au vu des documents que j'ai consulté et du corpus des corsaires français de la zone américaine pendant la Révolution Française et le Premier Empire, la Supérieure, n'a conduit aucune prise en Guadeloupe. Oui, il a capturé la Diane en mer le 14 janvier 1810 mais les papiers de la commission des prises de la Guadeloupe ne montre pas qu'il y a eu un jugement sur la validité de cette prise. La dernière condamnation date du 25 janvier 1810. Il faut se rappeler que la Guadeloupe était en très grande difficulté. Les colonies françaises tombaient aux mains des Anglais, elle seule résistait. Le 9 août 1809, une grande partie de la flotte des corsaire de l'archipel a été détruite par un cyclone. Le 30 septembre Napoléon ordonne le départ de deux frégates depuis Nantes pour porter secours à la colonie. Mais les Anglais ne relâcherons pas leurs efforts, ils attaquerons la Guadeloupe, le 27 janvier et le 5 février 1810, la Guadeloupe capitulera.

 

L'exposition est visible au Fort Fleur D'Epée durant le mois de novembre 2011. Pas d'accès pour les fauteuils roulants.

 

 

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