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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 11:56

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Extrait de la Gazette Nationale ou le Moniteur universel du 21 décembre 1795

 « De la Guadeloupe

Nous avons en croisière devant la Barbade une flottille de frégates qui font sur les Anglais des prises très riches. Nous avons ici plus de deux milles prisonniers. »

 

La question des prisonniers allait être un enjeu important durant les guerres de la Révolution et du Premier Empire. La colonie française de la Guadeloupe était alors isolée au milieu d’île anglaise depuis 1795. Ses corsaires allaient être d’une grande utilité pour assurer la défense et le ravitaillement de l’île. Leurs succès ont pour corollaire, l’augmentation de la population carcérale dans la colonie. Il faut pouvoir échanger les prisonniers anglais contre les français, organiser un cartel. Un cartel est le nom donné aux bâtiments affecté aux bâtiments assurant des missions pacifiques entre belligérants, comme des missions parlementaires ou des missions de transport de prisonniers.

 

Un exemple de négociation vu par Victor Hugues peut rapidement tourner en forme ma foi, assez peu civile :

« Le citoyen Mollec officier de la République va en parlementaire avec la goélette Cromwell accompagné de Mr Batteman lieutenant des vaisseaux britanniques pour prendre cent prisonnier de guerre.

Vous voudrez bien M. ne pas oublier un jeune enfant que vous avez la froide barbarie de retenir à la geôle d’Antigue avec tous les scélérats dont votre pays abonde.

Il est fort au dessous de notre caractère de traiter avec des hommes de votre espèce dont l’opinion publique doit faire justice en temps de guerre, comme en temps de paix.

Mais soyez convaincu que nous userons de représailles particulièrement envers les habitants d’Antigue ; de la manière atroce avec laquelle nos prisonniers ont été traités.

Les temps sont passés ou vous et votre collaborateur ; l’imbécile solliciteur Burke fîtes imprimer une rapsodie en forme de procédure où pour vous approprier un bâtiment capturé, vendu par les Français eûtes l’impudence de soutenir que les Français n’étaient pas une nation ; félicitez vous de votre position insulaire car sans elle nous ne , nous donnerions pas la peine d’aller vous conquérir, mais nous enverrions les valets de l’armé, les gardiens de bœufs et de cochons ; eux seuls suffiraient pour réduire des hommes tels que vous autres. »

 

Le 21 avril 1797. Lettre du commissaire du Directoire en Guadeloupe, Victor Hugues, à Edouard Byam qu’il affuble du titre de : président d’Antigue. Victor Hugues bien qu'en infériorité numérique compte sur la bravoure de ses corsaires pour harasser les forces navales anglaises. En plus d'être à la tête de la Guadeloupe, il est a titre privé, armateur de corsaires.

Pour mesurer l’audace, d’Hugues, il faut rappeler qu’en 1797, la présence de la France en Caraïbe est réduite à Saint-Domingue et à la Guadeloupe. Sur le continent américain, la colonie de la Guyane est également toujours française. Antigue abrite également une base navale anglaise tout comme la Barbade.

(Photo, English Harbor, Antigua)

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:18

La luxuriance de la nature en Guadeloupe est bien connue. Une grande partie des espèces ont été introduite au fil des siècles.

 Ce texte est tiré de la Gazette de la Guadeloupe du 6 novembre 1788 (4Mi 98 R1 ADG). Le giroflier (Eugenia aromatica) est originaire des Moluques (Asie du Sud E4194224503_bd2c886d89.jpgst), les colons hollandais ont pendant de nombreuses années sévèrement contrôler la dissémination des plants pour se réserver leur monopole du commerce de l’épice.

Le fameux clou de girofle est en fait le bouton floral du girofle.

C’est en 1605 que le botaniste et aventurier Pierre Poivre parvient à subtiliser des boutures de giroflier, muscade (Myrticia fragrens) et de poivre (Piper sp.). Il les acclimate à l’île Maurice, alors île de France. C’est depuis l’île Maurice que ces espèces ont été introduites à la Réunion, puis aux Antilles. Par quel bâtiment ? Mystère.

 

« AVIS DE MM. LES GENERAL ET INTENDANT.

A Messieurs les Cultivateurs de la Colonie.

Un particulier cultivateur revenant des îles de France, annoncé, Messieurs, que les giroflier s’y sont propagé de boutures, ou petites branches qu’on met en terre, & qui reprenne facilement si l’on observe de ne faire cette opération que dans le temps ou la sève commence à monter, d’enfuir ces branches dans de la terre bien défoncée et ammeublée, & d’arroser en cas de sécheresse excessive.---Une telle méthode peut multiplier très rapidement cet arbre, transporté depuis plusieurs années à Cayenne, & qui a été de la récemment envoyé dans les Antilles du vent & sous le vent.

            M. Lavoissier, célébre Chymiste de l’Académie des Sciences, vient de publier des épreuves qui constatent la bonne qualité des cloux de girofle récoltez à Cayenne depuis deux ans. Il résulte d’une analyse exacte, & de diverses expériences dont il vient de rendre compte, que ces cloux de girofle sont égaux en qualité, à ceux que fourni le commerce, & que les Hollandois apportent des Moluques.

            Nous avons déjà fait paroître dans cette Feuille une instruction sur la culture du canelier, giroflier & muscadier ; ceux qui voudront avoir de plus amples instructions sur les cloux de girofles, qui ont très bien, réussi dans cette île depuis plus de 3 ans qu’ils y sont plantés, peuvent consulter la méthode indiquée dans Herbier de Damboine de Rumphuis, dont voici l’extrait pour la préparation. Dans quelques endroits on jette les girofles recens dans l’eau chaude, ensuite on les mes entre de grande feuilles qu’on pose sur des clayes, où ils sont exposés à la fumée pendant quelques jours & comme étouflés, ce qui leur donne une couleur rousse : plusieurs colons ne les passent point à l’eau, mais les expose à la fumée, ensuite au soleil pour les faires sécher. On connoit qu’ils sont bien desséchés, lorsqu’ils se brisent quand on les presse entre les doigts, & qu’ils rendent du bruit quand on les jette en tas. Ceux qu’on a fait sécher au soleil & à la fumée sans des dessécher, sont de moindres qualités.

            Note du rédacteur.

            Il y a environ deux ans qu’ayant eu une expérience à faire sur une livre de cloux de girofle qui tombent par accident dans l’eau, & y séjournerent plus d’une heur, nous les mimes sécher au soleil ou ils se fanerent ;quelques-uns furent par hasard recouvert d’une feuille de papier, & nous remarquâmes qu’ils n’avoient point perdu à l’ombre de leur couleur brune primitive, & ils étoient plus odoriférent, ce qui sembleroit prouver qu’il veut mieux les faire sécher à l’ombre qu’au soleil, au reste il est aité de faire l’expérience de ma meilleur méthode sur une petite quantité. »

(L'orthographe originelle a été conservée)

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:54

4219843389_bfec75ba97.jpgLe 27 novembre 1492, Christophe Colomb reconnu la baie où aillait être fondé la ville de Baracoa. Située sur la côte nord-est de l’île de Cuba, sur la côte Atlantique. Elle est quelque peu isolée du reste de l’île. La ville de Baracoa fut pourtant le siège des premiers établissements espagnols de l’île.

Baracoa, abrita entre 1806 et 1808, un tribunal de prise français jugeant en territoire espagnol mais en vertu des lois françaises. A la suite de l’indépendance d’Haïti, en 1804, des Français chassés de l’ancienne Saint-Domingue, trouvent à Cuba un havre où ils se réfugient. Ces réfugiés français vont s’impliquer dans la course à travers des liens complexes les unissant à la Guadeloupe, premier centre corsaire français par son activité. Certains armateurs apparaissent dans les jugements de prises conduites en Guadeloupe et à Cuba.

Notons, dans ces jugements la présence de Dominique You. Le capitaine You est moins connu que son célèbre demi-frère : le fameux Jean Laffite !

 

A lire : Guadeloupe and Santo Domingo relationships with the spanish colonies through the exemple of the french privateers 1794-1810. (Colloque Instituto de Estudios Historico-Maritimo del Peru, 2009)

http://www.baracoa.org/

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:18

Extrait du procès-verbal de l'Assemblée Nationale française lors de la séance du 22 juin 1848.

Source: L'ami de la la religion, journal ecclésiastique, politique. Pages 847 à 848. Edition de 1848.

 

""M.l'Amiral Casy, ministre de la marine et des colonies. Il m'est parvenu ce matin des nouvelles fâcheuses des Antilles. Je crois devoir en donné connaissance à l'Assemblée pour que l'émotion publique n'agrave pas encore le mal. (Oui!Oui!)

Voici le résumé des dépêches qui me sont venus ce matin de la Martinique et de la Guadeloupe :

Sans attendre l'abolition officielle de l'esclavage, on a proclamé cette grande mesure, cela a été le signal d'une grande agitiation dans la Martinique; cependant l'ordre avait été maintenu jusqu'au 20 mai, mais à cette date des rassemblements se formèrent à Saint-Pierre pour demander l'élargissement des noirs arrêtés par la police. La ville a été envahie par la population noire et livrée au meurtre et au pillage.

La journée et la nuit du 22 mai ont été signalées par des actes déplorables. Une maison occupée par la famille Desabaye et de laquelle un coup de fusil avait été tiré contre les noirs a été incendiée, maîtres, enfants et domestiques, en tout 35 personnes, ont été brûlées. 5Sentations.)

Vingt autres maisons ont été brûlées et de malheureuses victimes ont succombé.

Le lendemain 23, l'autorité municipale de Saint-Pierre pris les mesures nécessaires au maintient de l'ordre et elle a abolition-1848

"Art 1er. L'esclavage est aboli à partir de ce jour à la Martinique.

Le maintient de l'ordre public est confié au bon esprit des anciens et des nouveaux citoyens français. Ils sont en conséquence, invités à prêter main forte à tous les agents de la force publique pour assurer l'exécution des lois.

Saint-Pierre, 23 mai 1848

Le général de brigade ROSTOLAND

L'arrêté était suivit de la proclamation suivante:

 " Citoyens de la Martinique:

La grande mesure d'émancipation que je viens de décrété a détruit les distinctions qui ont existé jusqu'à ce jour entre les diverses parties de la population; il n'y a plus parmi nous de maîtres ni d'esclaves; la Martinique porte aujourd'hui que des citoyens.

J'accorde amnistie pleine et entière pour tous délits politiques consommés dans la période du mouvement que nous avons traversée.

Je recommade à chacun l'oubli du passé.

Je confie le maintien de l'ordre, le respect de la propriété, la réorganisation si nécessaire du travail à tous les bons citoyens; les perturbateurs, s'il en existait, seraient désormais réputés ennemis de la R2publique, et comme tels, traités avec toute la rigeur des lois.

Saint-Pierre, 23 mai 1848

Le général de brigade, gouverneur provisoire ROSTOLAND

M. le gouverneur termine en m'annonçant qu'au départ de sa dépêche la situation était aussi bonne que possible.

Le gouverneur de la Guadeloupe m'écrit qu'à la nouvelle des événements de la Martinique, il a cru devoir ordonner l'abolition immédiate de l'esclavage, qui lui a été demandée par le conseil de la Pointe-à-Pitre; sa lettre se termine ainsi:

Tout est calme autour de moi; j'ai lieu de penser que la tranquilité ne sera troublée nulle part"

J'ai cru devoir porter ces faits immédiatements à la connaissance de l'Assemblée.

M. L'HERBETTE. Je demande la parole.

Un membre à droite. c'est le décret intempestif du gouvernement provisoire qui est cause de tout ce sang répandu.

M. LE PRESIDENT. L'Assemblée entend-elle que la communication qui vient de lui ^tre faite devienne l'objet d'une discussion incidente?

Voix nombreuses. Non! non! 

M. LE PRESIDENT. L'Assemblée donne acte de la communication qui vient d'être faite et reprend son ordre du jour""

 

Commentaires:

 Aux Antilles la proclamation de la seconde abolition de l'esclavage a précédé l'arrivée dans les colonies du décrét national de l'abolition de l'esclavage. Il parvient en Martinique que le 4 juin.

En 1983, la commémoration de l'abolition de l'esclavage devient, dans les deux départements, des jours fériés. Les dates retennues  pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage correspond pour la Martinique à l'insurrection du 22 mai et pour la Guadeloupe à la proclamation officielle suite à la demande de la municipalité de Pointe-à-Pitre.

Elle a été commémoré à la même date pour Saint-Martin et Saint-Barthélémy. A Saint-Martin, partie française, la proclamation date du 28. A Saint-Barthélémy, l'abolition date du 9 octobre 1847.

A voir:

http://www.memoirestbarth.com/st-barts/abolition-esclavage/commemoration.html

http://www.lepiratedelareunion.net/Abolition-de-l-esclavage-a-Saint-Martin-un-28-mai_a274.html

(Photo: L'abolition de l'esclavage 27 avril 1848. François-Auguste Birad. Musée national du Château de Versailles.)

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:40

IMG_0241.jpgL'histoire maritime ne bénificit pas d'un enseignement spécifique dans les programmes de l'Education Nationale, or, l'histoire des Antilles-Guyane tout comme l'ensemble de l'Outre-Mer français est indissociable de la mer. L'association Trésors du Partimoine, mène depuis plusieurs années des actions de vulgarisation de l'histoire maritime locale à travers des fameux déjeuner-champêtre conférence annuel.

Cette année, nous avons décidé de décliner ses conférences pour un public scolaire allant de la classe de CM1 à la 5ème. La première de ces conférences porte sur la morue.

 

Ce poisson des mers froides a été inclus dans l'alimentation des esclaves dès le 17ème siècle. Il est devenu au cours des siècles un élément du patrimoine linguistique et culinaire des Antilles: pour comprendre comment s'est déroulé ce processus historique, découvrez la petite histoire de la morue.

 

Grâce à l'action du Kiwanis club Kahouane (le nom d'une espèce locale de tortue marine!) n°17 613, que les élèves de CE 2, de l'école Amédée Adélaïde du Moule ont pu bénéficier d'une version alégée de la conférence sur l'histoire de la morue. Trois classes soit 72 élèves (ci-dessus en photo avec Myriam Alamkan et des membres du Kawanis club Kahouane @Myriam Alamkan), les CE2 A de Mme Méchin, CE 2 B de Mme Créssin et le CE 2 C de Mme Tollet ont donc participé à cette rencontre.

 

Les élèves comprenaient bien la place de la morue dans le patrimoine guadeloupéen mais n'avaient pas d'idée de son origine. Certains pensaient que la morue poussait dans les arbres! Cette réfléxion est preuve pour moi d'une grande logique. En Guadeloupe, la morue est vendue sur le marché aux légumes et pas spécifiquement dans une poissonerie.

Nous souhaitons tous remercier pour son accueil Mme Gane-Desjardins, directrice de l'école ainsi que les nombreux membres du Kiwanis présent: mesdames Martin-Fose, Zénon Herem et messieurs Mistoco et Antus.

 

Nous avons également une pensée émue pour le past-président M. Arry Ayassamy frapper brutalment par un deuil.

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:31

Le 13 décembre 1942 à 23h55 le cargo ORFER de Londres allant de Capetown (Afrique du Sud) à Saint-Thomas (Iles Vierges, Petites Antilles) a été torpillé par un sous marin de l’Axe inconnu. Pourriez-vous m’aider à identifier ce sous marin ?

« Ce sous marin était d’un grand modèle, peint en noir. Le kiosque unique très long et bas se trouve sur la coque. Aucun périscope, ni canon, n’étaient visible.» (Rapport du lieutenant Castets, commandant la section sur les naufragés du cargo « Orfer » du 27 décembre 1942).

 

Et voici les détails du sauvetage :

« Dans la nuit du 24 au 25, un canot de naufragés est arrivé sur la côte Nord-Est de la Désirade. Trompé par l’obscurité, l’équipage engagea le canot dans les rochers. Celui-ci broyé sous les chocs, les hommes réussirent à gagner la terre. Après avoir passé le reste de la nuit sous les mancenilliers, deux des naufragés se rendirent au phare et signalèrent la présence de leurs camarades.

Les secours furent organisés par le Docteur MOUTOU et le Maire de la Désirade, les naufragés, transportés en automobile au bourg, furent soignés et pansés par le Docteur MOUTOU.

L’équipage du canot se compose de :

1 Officier mécanicien.

1 mécanicien.

Deux des marins Anglais ont été blessés par l’éclatement de la torpille. Tous les autres rescapés ont été blessés par les brûlures solaires, brûlures par les mancenilliers, chocs dans les rochers, piqûres infectées d’oursins et de cactus à raquettes… »

Au total ce sont 21 naufragés qui seront soignés dans les hôpitaux de la Guadeloupe.

 

Le mancenillier (Hippomane mancinella) de la famille des Euphorbiacées est l’un des arbres les plus toxiques du monde. Les brûlures sont comparables aux brûlures par l’acide chlorhydrique.

Les cactus à raquettes ou figuiers de Barbarie.3411858406_ac98fb710b.jpg

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 14:16

Kanawa

Embarcations traditionnelles de la Guadeloupe, les pirogues amérindiennes ne voguent plus en Guadeloupe depuis plusieurs années. Elles n’avaient plus d’utilité dans la Guadeloupe moderne où elles avaient été supplantées par les Saintoises, petites embarcations à voiles uniquement, plus faciles à manœuvrer.

Les pirogues monoxyles disposant originellement d’une propulsion à rame, présentaient des problèmes de stabilité. Les chroniqueurs historiques rapportaient que elles versaient couramment sans que ces occupants ne s’en préoccupent. Les amérindiens, bon nageurs, récupéraient leurs ballots et remontaient à bord.

Aujourd’hui, une association guadeloupéenne K’nawa, présidée par Gérard Berry, a décidé de remettre à la mer une embarcation d’inspiration amérindienne : la kanawa. Elle va suivre un parcours allant de la Dominique (15 mai) à Antigue (22 mai) et à la Guadeloupe (24 mai).

La Guadeloupe possède un héritage amérindien riche qui a permit la constitution des collections du Musée départemental Edgar Clerc au Moule (Guadeloupe) ainsi que la création du Parc archéologique des Roches Gravées (Trois-Rivières, Guadeloupe). Si le passé amérindien est riche la culture amérindienne s’est dissoute dans la société guadeloupéenne. Les derniers habitants d’origine amérindienne ont disparu au cours du 20ème siècle. Ma grand-mère me racontait, qu’elle rendait visite à sa grand-mère qui vivait à la réserve amérindienne à la Dominique.

 (Photo:la première kanawa réssusité. Myriam Alamkan. Port-Louis (Guadeloupe) 2009)

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 14:07

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