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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:27

Parfois, l’histoire s’incarne au détour d’un carrefour.

Siège de l'amirauté de la Guadeloupe: ville de Basse-Terre

Nous voilà donc dans la ville de Basse-Terre et le bâtiment que ces deux célèbres passants (voui, voui, c’est ma maman et mon papa) admirent est un précieux témoin de l’histoire maritime de la Guadeloupe qui n’est pas fait que de vieux gréements, d’archives papiers et d’épaves ou de chants de marins. Non quelques fois, elle prend la forme d’un intéressant bâtiment de bureau datant du 18ème siècle.

C’est  en 1717 que le roi de France, Louis XV, allait étendre à ses colonies, le système de justice royale  des amirautés en charge des litiges liés à la marine et à la navigation. C’est ainsi que la  colonie de la Guadeloupe établit l’amirauté dans ce bâtiment de la ville de Basse-Terre, alors principal port de la colonie. Nous sommes ici au numéro 1 de la rue Baudot.

Siège de l'amirauté de la Guadeloupe: ville de Basse-Terre

C’est un simple bâtiment de bureau sur deux étages assez sobre. On pourrait penser que les pierres apparentes des linteaux est un témoignage de la solidité de la justice royale dans l’esprit des architectes de l’époque, mais on retrouve des linteaux assez semblable un peu plus loin au 9 de la rue Baudot pour une maison de ville où a vécu Thomas Lepreux « grand voyer » (responsable pour la couronne des routes et des aménagements urbains) de la ville vers 1768.

J’ai tenté de comparer ce bâtiment à ceux qui ont existé en Martinique ou à Sainte-Lucie sans succès. Le seul témoignage sur l’architecture des amirautés du 18ème siècle que j’ai trouvé est celle de Louisbourg, dans l’Ile Royale (actuellement Ile du Cap-Breton, Nouvelle Ecosse, Canada).

Si mes parents regardent ainsi en l’air c’est que ce bâtiment porte un détail important ; l’emblème royal qui le décore. Si quelqu'un peux reconnaître l'oiseau qui est figuré n'hésitez pas à me contacter. 

Siège de l'amirauté de la Guadeloupe: ville de Basse-Terre
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Published by Myriam Alamkan - dans Novembre 2016
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41

Du 22 septembre 10h00 au 26, le voilier école vénézuélien Simon Bolivar fera escale à Pointe-à-Pitre.

C'est un voilier de 82 m de long sur 10 de large avec 171 membres d'équipage. C'est un trois-mat barque qui permet la formation des marins non seulement vénézuéliens mais reçoit également "des cadets du Brésil, de la République dominicaine et de l'Uruguay" selon le communiqué de presse du Consul Général de la République Bolivarienne du Venezuela. Il précise également que cette escale fait partie de sa croisière d'entrainement EUROPE 2016 durant laquelle il a visité les "ports de San Juan à Porto Rico, St John au Canada, Le Havre en France, Anvers en Belgique, de Lisbonne au Portugal, Cadix, La Corogne et Santa Cruz de Tenerife en Espagne et finit ce voyage en Guadeloupe avant de rentrer au pays."

Bienvenue au capitaine Alfonso De Gregorio Meléndez et à l'ensemble de son équipage en Guadeloupe.

Escale du voilier-école Simon Bolivar en Guadeloupe 22 au 26 septembre 2016
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Published by Myriam Alamkan - dans Septembre 2016
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 22:34

Patrick Villers, le commissaire adjoint de l'exposition m'a signalé cette exposition à Versailles la semaine prochaine. Donc voici le lien vers l’événement sur le site de la ville de Versailles. Nous avons déjà évoqué la participation des Antillais à la Guerre d'Indépendance dans un article précédent. Une bonne occasion de compléter vos connaissances. Bonne exposition à tous.

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2016
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 00:19

J'ai reçu un courriel de mes amis de KS Vision. Pour ceux qui sont à Paris ou en région parisienne c'est l'occasion de découvrir le Sénégal autrement.

"* A l’occasion de cette sortie des projections/débats sont organisées.
Voici, le programme des projections/débats :
Espace Saint-Michel (Paris)
Attention les horaires exacts des projections seront annoncés le lundi qui précède la sortie du film (Allociné, Officiel du spectacles, ect
…)

Samedi 25 juin : projection 16h55 suivie d’un débat avec Joris Lachaise et Alice Cherki (psychiatre, psychanalyste et biographe de Frantz Fanon)
Dimanche 26 juin : projection 20h30 suivie d’un débat avec Joris Lachaise et Manuel Tavares (médecin psychiatre au CHU de Reims)
Mercredi 29 juin : projection 20h30 suivie d’un débat avec Alain Epelboin (médecin anthropologue, vidéaste, chargé de recherche CNRS)"
Jeudi 30 juin : projection 20h30 suivie d’un débat avec Andras Zempleni."

Bon cinéma à tous

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2016
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:39

J'ai reçu aujourd'hui cette invitation.

"Au Musée Départemental Edgar Clerc – Le Moule
Le samedi 18 juin et dimanche 19 juin 2016

A noter : samedi 18 juin à 14 h :
14h30 - Inauguration de l'exposition Tromelin avec les danseurs de Correspondance
15h00 - conférence du responsable scientifique de la fouille, M. Thomas ROMON (Inrap), en collaboration avec l'INRAP"

Journée nationale de l'archéologie
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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2016
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 23:01

Mme Paulette Durizot-Jno Baptiste, coordinatrice du Cahier Créole du Patrimoine de la Caraïbe, m'a adressé cette invitation que je souhaite partager avec vous.

Conférence-débat Mardi 31 mai 2016, Memorial Acte, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
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Published by Myriam Alamkan - dans Mai 2016
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:35

Il y a quelque temps j’ai lu un post qui disait globalement que le grand public connaissait bien l’histoire de la 1ère abolition de l’esclavage…Il est temps de le vérifier.

Règle du jeu : Je vous laisse le temps de chercher. Je donnerai l’ensemble des réponses la semaine prochaine. Pour vos réponses vous pouvez utiliser le formulaire du blog mais les réponses étant modérées, ne vous inquiétez pas si vos propositions n’apparaissent pas tout de suite. Il n’y a rien à gagner d’autre que mes remerciements et mes félicitations à tous ceux qui vont accepter de participer. Et si vous voulez plus de quiz sur l’histoire de la Caraïbe, dites le moi, je vous en ferais plus. Bonne chance à tous!

10 Questions sur la Première abolition de l'Esclavage
  1. Dans quelle colonie française, l’abolition de l’esclavage a été appliquée pour la première fois ?
  2. Quels sont les trois colonies françaises qui vont appliquer l’abolition de l’Esclavage du 16 Pluviôse an 2 ?
  3. Vrai ou faux : la traite négrière demeure légale ?
  4. Les corsaires français étaient bras armé de la colonie de la Guadeloupe. A ce titre, ils ont capturé des bateaux négriers. Comment cette nouvelle catégorie de nègres a-t-elle été désignée dans les documents administratifs de l’époque ?
  5. Une fois que les corsaires ont capturé des négriers, que faisaient-ils des Africains captifs ?
10 Questions sur la Première abolition de l'Esclavage

6. Beaucoup de militaires mais aussi des membres d’équipage des bateaux de la République ou des corsaires ont recruté des anciens esclaves. Que devenaient-ils une fois capturés par les Anglais ?

7. Les « habitations nationales » sont la propriété de la colonie, donc de la France. Quand vont-elles disparaître ?

8. Qu’est-ce que l’ « armée française dans les bois »?

9. Vrai ou faux. La Guadeloupe touchait des taxes sur les ventes des bâtiments négriers et de leurs cargaisons dans les pays neutres ou alliés ?

10. Vrai ou faux. Le travail quotidien des anciens esclaves sur les plantations a changé après l’abolition de 1793 ainsi que de celle de 1794.

10 Questions sur la Première abolition de l'Esclavage
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Published by Myriam Alamkan - dans Mai 2016
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 17:10
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016

Merci à l'équipe de Paroles d'une Grande-Terre de m'avoir adressé ce programme complet.

Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
Programme:Prix des Marins-Pêcheurs, Guadeloupe 2016
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Published by Myriam Alamkan - dans Mai 2016
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 14:07

Je vous transmet cette invitation reçue du président Daniel Matias:

"L'aventure continue ! Les pêcheurs guadeloupéens sont toujours là pour désigner le meilleur roman francophone de l'année. Ils ont choisi le Tunisien Mohamed Bouregat pour son roman Les Fiers (L'Harmattan) sur un village sans monument aux morts qui se cherche un cadavre de poilu. Malheureusement, il ne pourra pas être des nôtres car il met en scène Les Misérables au même moment.

Mais d'autres passagers ont embarqué à la rencontre de mondes inconnus. Portés par notre volonté de démocratiser la culture, nous avons créé un nouveau prix attribué par des lycéens professionnels. Le Prix Charles-Henri Salin. Pendant plusieurs mois, 26 élèves de 2de Esthétique et de 2de Systèmes électroniques numériques ont planché sur des BD reportage, les entrainant sur les routes de l'Afghanistan, du Mexique ou encore de l'Algérie.Ils viennent de choisir Arraigo, une BD des Belges Van Linthout et Fischer (éditions La boite à bulles).

Le nom du prix est un hommage à un lycéen guadeloupéen tué sans raison par un gendarme en 1985.

Notre festival du 8 au 12 juin à Port-Louis et Morne-à-l'Eau pour l'essentiel sera aussi l'occasion de transporter l'école dans la rue. Une dictée populaire en plein air permettra aux petits et aux grands de se laisser porter par le courant des langues françaises et créoles.Ce sera le samedi 11 juin en plein air à Port-Louis

Amateurs de culture et de rencontres, ou simples curieux, tout le monde est le bienvenu sur les quais à l'occasion de la 2e édition du Prix des marins-pêcheurs guadeloupéens.La culture peut être riche et populaire à la fois.

Les lauréats du Prix Charles-Henri Salin seront eux bel et bien là. L'un d'eux, Georges Van Linthout, a participé à l'aventure de Spirou magazine.

Les lectures en mer et la cérémonie de remise des prix auront lieu le vendredi 10 juin à Vieux-Bourg (Màl'Eau). "

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Published by Myriam Alamkan - dans Mai 2016
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 16:29

La dernière fois que je suis allée à la Pointe Simon, c’était pour voir d’un peu plus près la Tour Lumina ou la tentative de Fort-de-France de se doter d’un immeuble d’acier, de verre, et de béton qui détonne dans le paysage. Je suis peu sensible aux immeubles modernes. Et de toute façon, je préfère les bateaux donc, je voudrais évoquer avec vous le bac de la Pointe Simon.

Aujourd’hui la Pointe Simon abrite un appontement de 300 mètres dévolu à l’accueil des bateaux de croisières mais cela n’a pas toujours été le cas. En 1813, la Pointe Simon servait au petit cabotage avec le centre-ville de Fort-de-France.

Voici un extrait du Code de la Martinique du 25 novembre 1813 :

« Ce bac étant une propriété particulière ainsi que le chemin auquel il conduit, et les dépenses qu’il occasionne se trouvant à la charge des propriétaires, il est juste que ceux qui voudrons profiter de l’agrément que procure cette embarcation, au lieu de se servir du chemin royal et public, dédommagent les propriétaires dudit Bac en satisfaisant au péage suivant le tarif ci-après, que nous avons approuvé et approuvons pour être exécuté sous les peines de droit par toutes personnes de quelque qualité et condition qu’elles puissent être et qui se serviront du Bac sous quelques prétexte que ce soit.

TARIF

Un cavalier avec son cheval, (à chaque passage) 4 sous marqués.

Un blanc à pied, à chaque passage 2 sous marqués.

Un homme de couleur libre, 1 tempé.

Pour 1 esclave, 1 sous marqué.

Ceux qui le préféreront feront leur abonnement séparé avec les propriétaires.

Mandons aux officiers de justice et de police, de tenir la main à l’exécution du présent ordre. Donné au Fort-Royal, le 25 novembre 1813. »

Les sous marqués ont laissé quelques souvenirs dans le créole guadeloupéen. Le soumaké (Senna bicapsulairis) a ses feuilles qui rappelle la forme de la pièce dite « sous marqué ». C’est peut-être pas la seule explication à ce nom mais elle est, reconnaissons-le, est fort à propos.

Après cet intermède botanique et la découverte de la chaîne youtube du Conseil Général de la Guadeloupe que je découvre aujourd’hui grâce à vous retour à l’histoire monétaire des îles. La Martinique tout comme la Guadeloupe avait des difficultés pour faire l’appoint et payer les petites transactions. Le même phénomène se rencontrait au Canada français.

En Guadeloupe, la pièce de 2 sols soit 24 deniers était connu sous le nom de sous marqué et voilà ce qu’en dit Alain Buffon dans son ouvrage « Monnaie et crédit en économie coloniale : contribution à l’histoire économique de la Guadeloupe 1635-1919 (Société d’histoire de la Guadeloupe, 1979):

« Edit d’octobre 1738, fabrication pour le royaume de pièces de double sols de 24 deniers ; cette pièce circule aux Antilles au cours de 2 sols 6 deniers et sous le nom de marqué ou noir où noir où elle servit pendant de nombreuses années à couvrir les besoins en menue monnaie.

Edit de janvier 1763 : « lesdites espèces (de juin 1721 et de décembre 1730) se trouvant presque entièrement épuisé, et nos colonies ayant besoin plus que jamais de menues monnaies qui puissent fournir aux appoints de petits détails », S.M ordonne la réformation de 600.000 espèces de billon « pour faciliter davantage le commerce et procurer plus de soulagement aux pauvres ». Ces petites espèces connurent un très gros succès aux Antilles, où elles circulèrent sous le nom de tampé (estampé= poinçonné). Pour en empêcher la sortie, une ordonnance locale du 15 juin 1764 en avait fixé la valeur à 2 sols 6 deniers. Ces précautions n’ayant pu en arrêter entièrement l’exportation, l’ordonnance du 31 mars 1765 en porte la valeur à 3 sols 9 deniers. En vain, elles circulèrent dans la plupart des petites Antilles et sur les côtes de l’Amérique du sud. » ( p 51/52).

Quel beau voyage avons-nous fais ensemble grâce au bac de la Pointe Simon: de l'histoire maritime, un peu de botanique et d'histoire monétaire!

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Published by Myriam Alamkan - dans Février 2016
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