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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:15

Deux membres de Trésors du Patrimoine vont présenter leurs travaux aux Etats-Unis en septembre prochain.

Marie De Lavinge-Aubéry est docteur en droit. Elle a rejoint notre équipe l'an dernier son travail porte sur la Seconde Guerre Mondiale.

FROM OPERATION "ASTERICK" TO GOLDFINGER'S "GRAND SLAM": MARTINIQUE 1940.

Goldfinger, Ian Fleming's seventh novel in the James Bond series, published in 1959, dramatizes Auric Goldfinger's "Grand Slam" plan to attack Fort Knox gold reserves.

Ian Fleming's novels often have a factual base: the French book Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement, quotes: “However, Fleming had good memories of the French Intelligence 2e Bureau. During WWII, one of their agents, named Jacques Vauzanges assisted the British Secret Services in the USA (British Security Coordination, or BSC) in an attempt to grab the French Vichy Government gold concealed in Fort Desaix, in his native Martinique Island. Here stands the source of Goldfinger."

William Stephenson – the Quiet Canadian who, following Winston Churchill's instructions, set up and ran from New York the BSC, the largest ever and most effective British secret organisation of WWII in the Western hemisphere – submitted to Winston Churchill a plan, name code ASTERICK, whereby Jacques Vauzanges himself would organize and monitor the overthrow of the French Caribbean Vichy's representative and the seizure of the 255 metric tonnes of gold brought to Martinique in June 1940 by light cruiser Emile Bertin.

The plan collapsed as a consequence of the failure of Operation Menace off Senegal, scheduled on the same day. At the end of the war, the new French government recovered the entirety of its gold stock shipped on March, 11, 1946 aboard light cruiser Montcalm. How will the French agent influence Fleming well before the official disclosure of BSC and his own existence?

La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)

DE L’OPERATION « ASTERICK » À L’OPERATION « GRAND SLAM » GOLDFINGER : MARTINIQUE 1940

Le roman d’espionnage Goldfinger qui parait pour la première fois au Royaume-Uni en 1959 est le septième de la série James Bond. Ian Fleming y met en scène la destruction des réserves d’or de Fort Knox par Auric Goldfinger, un industriel milliardaire obsédé par l’or. C’est l’opération « Grand Slam ».

Les romans de Ian Flemming ne sont pas de la pure invention. C’est dans cette perspective que nous pouvons lire dans l’ouvrage français Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement1- De la Guerre Froide à nos Jours : « Toutefois Fleming gardait un bon souvenir du 2ème Bureau. Pendant la guerre, un de ses membres, Jacques Vauzanges, a aidé les services anglais aux U.S.A. (la British Security Coordination) à voler l’or des vichystes dans son île natale de la Martinique. Cet épisode fournira le point de départ de Goldfinger ».

Ian Fleming s’est inspiré du plan de William Stephenson, patron de la British Security Coordination ou B.S.C. (organisation clandestine mise en place par le Secret Intelligence Service britanique-MI6 couvrant l’Hémisphère Ouest) qui, installé à New York, proposera à Sir Winston Churchill l’intervention d’un français Jacques Vauzanges. Celui-ci organisera personnellement l’opération “ASTERICK” et le vol des 255 tonnes d’or français mis à l’abri dans l’île la Martinique, après le détournement du croiseur Emile-Bertin en juin 1940.

Cet épisode se traduira par un échec stratégique, la France retrouvant l’intégralité de ses réserves d’or dont les 255 tonnes d’or entreposées au Fort Desaix, rapatriées le 11 mars 1946 sur le croiseur le Montcalm. Mais comment l’agent français va t’il influencer le romancier qui écrira Goldfinger bien avant la parution des premiers éléments officiels concernant non seulement l’organisation clandestine, la B.S.C. mais l’existence même de Jacques Vauzanges ?

Myriam Alamkan est membre fondateur de notre association Trésors du Patrimoine. Elle a publié plusieurs articles publiés dans des revues universitaires consacrés à la période de la Révolutioin française et du Premier Empire et aux corsaires français.

“The loss of the French colony of Santo-Domingo viewed from the shores of Cuba: the Baracoa papers 1806-1808”.

The French defeat of “Vertières, Santo-Domingo”, on November 18th 1803, had various consequences on its neighbouring’s islands. One of them was many attempts made by French privateers from the island of Cuba.

Cuba was considered as a new shelter for some French inhabitants of Santo-Domingo since 1791. This small colony of French people received the help of “Agence de Prise”, the French office in charge of the defence of Guadeloupe’s privateering activities in Cuba.

But from 1806 to 1808, a second French office in Cuba was in charge of the interest of the French colony of Santo-Domingo: the Agence de Prise of Santo-Domingo, in the city of Baracoa.

In fact, the French colony of Santo-Domingo did not exist anymore. The French soldiers left the former French part of Santo-Domingo in 1803 and we can find French authorities only in the former Spanish part of the island.

This paper explores the way that French settlers attempted to restore their authority over their former colony of Santo-Domingo by using their privateers to threaten the trade of the new Haiti, born in 1804 but only recognized by France in 1825.

La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)
La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)

La perte de la colonie française de Saint-Domingue vue depuis les côtes de Cuba : les papiers de Baracoa 1806-1808.

La défaite française de Vertières, Saint-Domingue le 18 novembre 1803 a eu plusieurs conséquences sur les îles voisines. Une d’entre elle sera les différentes tentatives d’attaques des corsaires français depuis l’île de Cuba.

Cuba a été considéré comme un havre pour beaucoup de Français de Saint-Domingue depuis 1791. Cette petite colonie de Français a reçu l’aide de l’agence de prise de la Guadeloupe à Cuba.

Mais entre 1806 et 1808, une seconde agence française à Cuba a été formée pour la défense des intérêts de la colonie française de Saint-Domingue : l’agence de prise de Saint-Domingue dans la ville de Baracoa.

Dans les faits, la colonie française de Saint-Domingue n’existait plus. Les soldats français avaient quitté l’ancienne partie française d’Hispaniola, et ne se maintenait que dans l’ex partie espagnole de l’île.

Cette communication examine la façon dont les colons français ont tenté de restaurer leur autorité sur leur ancienne colonie de Saint-Domingue à travers l’activité de leurs corsaires pour menacer la jeune Haïti née en 1804 et reconnue par la France en 1825.

Félicitations à nos deux membres pour leur sélection. Nous organiserons bientôt une manifestation pour aider à financer le déplacement de nos adhérents aux Etats-Unis.

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2015
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:55

Je relais une information reçu de notre partenaire l'association Repriz.

Invitation samedi 28 février 2015 Vieux-Habitants (Guadeloupe)
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Published by Myriam Alamkan - dans Février 2015
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:51

Reprise du blog après un longue interruption du à ...une rechute du chikungunya (eh oui, j'ai également cette vacherie douloureuse...), je lisais tranquillement mon exemplaire du journal "Le Point" du 19 février 2015 hier quand je tombe sur cette affirmation de M. Mozaffari: " Le Danemark est un pays sans passé colonial, qui ne savait donc rien de la culture musulmane avant d'ouvrir ses frontières aux Turcs, aux Palestiniens, aux Irakiens, soit en tant que travailleurs immigrés, soit au titre de réfugiés politiques".

La première partie de cette affirmation pose quelques problèmes. M. Mozaffari a probablement oublié que oui le Danemark avait un passé colonial et que si il n'était pas présent dans le Moyen-Orient ou en Turquie, le Danemark fut bel et bien une puissance coloniale en Amérique, en Asie, en Afrique ( ex Côte-d'Or danoise est actuellement inclus dans le Ghana) et en Europe (le cas le plus connu est l'Islande qui a obtenu son indépendance durant le XXème siècle ).

L'histoire coloniale du Danemark débute en Amérique avec la prise de possession du Groenland en 1721(autonome depuis 1979) puis des îles des Petites Antilles connues sous le nom de : Saint-Thomas, Sainte-Croix et Saint-John. Elles forment depuis 1917: les Iles Vierges américaines suite à leur cession aux Etats-Unis d'Amérique.

La prise de possession du Danemark débute par l'annexion de Saint-Thomas en 1670, Saint John en 1718 et enfin Sainte-Croix rachetée aux Français. Cette dernière a été brièvement possession de l'Ordre de Malte entre 1650/1651. Comme toutes les Petites Antilles, les Iles Vierges danoises ont été marqué par le plus long crime commis contre l'humanité: l'esclavage, qui a duré près de quatre siècles pour sa version transatlantique.

En 1833, la Grande-Bretagne abolit l'esclavage dans ses colonies y compris la portion des Iles Vierges sous sa domination, La question de l'abolition doit alors se poser pour les îles voisines sous administration danoise. Le gouverneur-général des colonies danoises, Peter von Scholten est partisan d'une abolition graduelle, tout comme le gouvernement danois qui décide d'instaurer cette forme d'abolition, dans les îles Vierges danoises, en 1847. La période de transition durera 12 ans.

Cependant, une révolte d'esclaves éclate à St Croix en juillet 1848. Les esclaves parviennent à s'emparer de la ville de Frederiksted, la seconde ville la plus importante de l'île. Cette situation à St Croix va conduire le gouverneur-général à abolir l'esclavage sans phase de transition le 3 juillet 1848 pour les trois îles, outre passant les pouvoirs de sa charge.

Saint-Thomas est connue comme une terre de pirates. Le plus connu d'entre eux fut sans doute Edward Teach , Blackbeard: Barbe-Noire! Personnage devenu légendaire, la figure de Barbe-Noire est souvent représenté avec des mèches de canon allumés dans son abondante barbe lors de ses attaques. Son bateau, le Queen Ann's Revenge a été mis à jour en 1995 au large de la Caroline du Nord.

Cher Mehdi Mozaffari, le Danemark a un passé colonial

Cette association Saint-Thomas/ pirates est évoqué dans un chant de marins de Guadeloupe. C'est une chanson régulièrement entonnée à Saint-François et à la Désirade, lors des fêtes du 15-Août: A bord le navire étant sur le pont.

"...En arrivant à la Saint-Thomas

Nous sommes mouillés à dix heures du soir

Il vient une lanche pour nous débarquer

Allons vite et prompt tout le monde dépêchez

Au bout d'une heure la douane est venue

Nous étions arrêtés comme des vraiment pirates..."

 

Les Danois ont également eu une colonie en Inde dont la ville de Tranquebar, dans l'actuel Tamil Nadu en Inde du Sud. J'ai découvert cette enclave danoise à l'occasion d'un artilce paru dans la Gazette de la Guadeloupe au 18ème siècle. Je vous laisse redécouvrir ce texte en suivant le lien:

Voici quelques éléments sur le passé colonial danois qui manquait M. Mozaffari.

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Published by Myriam Alamkan - dans Février 2015
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 21:12

J'ai reçu ce matin ce très intéressant appel à communication pour un colloque à Saint-Pierre et Miquelon les 6 au 9 novembre 2015.

Je connais déjà un peu Terre-Neuve et bien que Saint-Pierre et Miquelon ne soit qu'à 25 km des côtes de Terre-Neuve, j'ai pas encore eu l'occasion d'y aller. Si vous avez lui mon article de la semaine dernière, vous savez que Saint-Pierre et Miquelon a une place importante dans l'histoire de la Guadeloupe, de la Martinique ou de la Guyane français, cela tiens à notre approvisionnement en morue.

Appel à contribution: la place de Saint-Pierre et Miquelon dans l'Amérique française

Extrait de ma communication à Terre-Neuve, 2013: "Une brise tropicale des îles de Guadeloupe sur le commerce de la morue avec Terre Neuve et Saint-Pierre et Miquelon 1635-1946."

"...Saint-Pierre et Miquelon apparaît dans les papiers de la Révolution Française à travers une lettre du capitaine Jean Reaut au ministre de la Marine du 6 juillet 1796. Depuis Philadelphie, il explique que son bateau chargé de café pour le compte des commissaires de la Guadeloupe à destination de Bordeaux a été capturé par les Anglais. Le capitaine fut d’abord conduit en prison aux Bermudes avant de rejoindre Halifax, avant d’être autorisé par l’amiral Murray à se rendre à Philadelphie négocier la libération de 300 prisonniers français dont « 180 sont des familles de Saint-Pierre et Miquelon »[1]. Durant la Révolution Française et le Premier Empire, en l’absence de pêche française, l’approvisionnement en morue se fera à travers les prises faites par les corsaires français armés en Guadeloupe directement sur les bateaux anglais. C’est dans ces documents que Terre Neuve sous domination anglaise apparaît dans les papiers de la Guadeloupe et de la Martinique pour mieux disparaître au cours du 19ème siècle.

Peut-être en souvenir de cette action en faveur des saint-pierrais ou à la faveur des bonnes relations commerciales entre les deux colonies, les habitants, les fonctionnaires de Saint-Pierre ont fait preuve de leur soutien aux habitants de la Guadeloupe lors du tremblement de terre de 1843 qui détruisit Pointe-à-Pitre. Une souscription permettra de collecter 2607,80 francs de l’époque. Témoignage d’une grande solidarité entre colonie, le soutient de « Saint-Pierre de Terre Neuve » comme l’écrit le capitaine de corvette Desrouseau, commandant des îles Saint-Pierre et Miquelon fera l’objet d’une publication dans la Gazette officielle de la Guadeloupe[2]."

Nous avons encore beaucoup à apprendre des relations intra-coloniales.

[1] Archives de la Défense, Vincennes. BB4-111.

[2]THIEBAUT, Claude. Sur les ruines de Pointe-à-Pitre, chronique du 8 février 1843, hommage à l’amiral Gourbeyre. Volume 2. L’Harmattan, 2008. Page 334

Appel à contribution

La place des îles Saint-Pierre et Miquelon dans l'histoire de l'Amérique française

Un colloque d'histoire du 6 au 9 novembre 2015 à Saint-Pierre et Miquelon

Dans le cadre des célébrations du bicentenaire du retour définitif de l'archipel de SaintPierre et Miquelon à la France en 1816, l'association Célébrations 2016 organise un colloque d'histoire qui traitera de la place de l'archipel français dans l'histoire de l'Amérique française. Cette manifestation est ouverte aux chercheurs, historiens, acteurs culturels et toute personne intéressée par l'archipel et son histoire.

L'association Célébrations 2016 invite les personnes et/ou organismes intéressés à faire une présentation à bien vouloir soumettre un résumé de la communication proposée qui pourra être sous forme de :

! ▪! Communication académique basée sur de la recherche

originale

! ▪! Exposé non-académique sur un des aspects de l'histoire de

Saint-Pierre et Miquelon

! ▪! Exposition sur un des aspects de l'histoire de Saint-Pierre

et Miquelon

Un résumé (maximum 200 mots) de la contribution proposée ainsi que le nom, affiliation et coordonnés de tout présentateur devront être soumis, au plus tard le 31 mars 2015, aux organisateurs du colloque à l'adresse : info@celebrations2016 avec le titre « Proposition Colloque ».

* Veuillez noter que le colloque se déroulera en français seulement.

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Published by Myriam Alamkan - dans Février 2015
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:02

J'ai passé une longue semaine à Paris à lutter contre le froid. Et depuis ma caverne, je poursuis la rédaction de mes articles en pensant à mes chères îles. Car ce matin, il fait un superbe soleil d'hiver! Je le préfère à la glace et à la pluie mêlée d'hier.

Nous nous sommes quittés la semaine dernière, après avoir évoqué Goldfinger et le Tan Robert en Martinique. En Guadeloupe, la France de Vichy avait le visage de Constant Sorin, le Tan Sorin est synonyme pour notre archipel de la Seconde Guerre Mondiale.

Deux aspects de la Seconde Guerre Mondiale: Goldfinger et le trafic de morue! (2)

"Le French Colonial Supply Mission, la Mission des Colonies et la réorganisation de l’approvisionnement en morue de la Guadeloupe entre 1943 et 1945.

Par Myriam Alamkan

Association Trésors du Patrimoine

Pour la majorité des Guadeloupéens, la Seconde Guerre Mondiale est étroitement liée à la personnalité du gouverneur Constant Sorin (1940-1943), demeurer fidèle à Vichy tout comme l’ensemble des gouverneurs des colonies françaises d’Amérique. Le « tan Sorin » (littéralement, temps Sorin, en français) est synonyme de rationnement, de trocs et de la recherche de l’autosuffisance de la colonie. Plusieurs analyses sont disponibles sur le « tan Sorin » mais très peu s’intéressent à la période où la Guadeloupe a rejoint le camp de la France Libre.

Pour la morue, il ne peut être question d’autosuffisance. Elle était principalement importée depuis les pêcheries françaises au large du Canada. Or le Canada, mais aussi Saint-Pierre et Miquelon à partir de du 24 décembre 1941, sont dans le camp opposé à Vichy, privant, en théorie, la Guadeloupe de ses sources historiques d’approvisionnement.

Le 15 juillet 1943, les colonies françaises des Antilles rejoignent officiellement le Comité Français de la Libération Nationale, il faut donc réorganiser les approvisionnements des Antilles par des canaux originaux, notamment en ce qui concerne la morue. Entre 1943 et 1945, c’est une administration particulière qui sera chargée d’organiser, depuis New York, les approvisionnements : le French Colonial Supply Mission ou la Mission Française des Colonies.

La documentation lacunaire disponible aux Archives départementales de la Guadeloupe, nous aidera à mieux comprendre les enjeux de cette réorganisation complexe qui depuis les bancs de Terre Neuve à la livraison en Guadeloupe fait intervenir outre la Mission des Colonies, un importateur portoricain pour le compte du gouverneur de la Guadeloupe. La mission a fonctionné entre 1943 et l’immédiat après-guerre. Certains dossiers ne sont officiellement clôturés qu’en 1947. Elle avait la charge de centraliser les commandes passées par les gouverneurs des colonies pour trouver des produits de toutes sortes tel, les pièces mécaniques pour les usines fabricants le sucre de canne, les seringues pour les hôpitaux, du tissu, des tee-shirts mais aussi, de la morue

La morue dans les approvisionnements ordinaires de la Guadeloupe 1939-1943.

Durant les années Trente, le commerce colonial a peu changé pour le commerce de la morue salée : « Poursuivant un trafic triangulaire séculaire, certains voiliers de grande pêche quittent les ports métropolitains avec un chargement de sel destiné à la flottille morutière de Terre Neuve, chargent la morue salée de Saint-Pierre et Miquelon et la livrent aux Antilles. Là ils chargent, notamment du rhum en futs, pour la métropole. [1]» L’entrée en guerre de la France aura bien entendu des conséquences sur l’approvisionnement de ses colonies et particulièrement en ce qui concerne la morue.

... ... ...

[1] Roger JAFFRAY, coordonnateur, Fédération Nationale du Mérite Maritime et de la Médaille d’honneur des marins. « Les transports maritimes aux Antilles et en Guyane Françaises depuis 1930 ». L’Harmattan, 2009."

Extrait des actes des Vème Journées de la Grande Pêche, Société d'Archéologie et d'histoire de la Manche.

Deux aspects de la Seconde Guerre Mondiale: Goldfinger et le trafic de morue! (2)

Je sais que pour la plus part de mes lecteurs, le trafic triangulaire est synonyme de traite négrière transatlantique. Cependant, en histoire maritime il n'existe pas qu'un seul type de trafic triangulaire. Le commerce morutier a longtemps été un commerce triangulaire. Un bâtiment unique était utilisé pour le transport du sel depuis les ports européens, vers Terre-Neuve puis de la morue était acheminée vers les Antilles et la Guyane et des Antilles partaient le rhum et le sucre.

Pour illustrer notre propos voici une carte montrant le commerce triangulaire mis en place par Jean Talon, premier intendant de la colonie de la Nouvelle-France entre 1665 et 1672. Elle montre la diversité des produits transportés suivant le modèle triangulaire, en plus de la morue et autres poissons salés.

Les campagnes de pêche à la morue étaient particulièrement longues et ont laissé de multiples traces dans la culture française et antillo-guyanaise. Mais nous ne nous intéressons ici qu'à l'aspect culinaire, une autre fois nous parlerons des chants de marins.

Carte, manuel scolaire, Le Québec, une Histoire à suivre p.95, édition le Grand Duc

Carte, manuel scolaire, Le Québec, une Histoire à suivre p.95, édition le Grand Duc

La morue est indissociable de la culture gastronomique antillaise et guyanaise. Toutes les familles ont leurs recettes. Et quasiment personne ne songe au processus qui a conduit ce poisson des mers froides à devenir un fleuron de la cuisine sous les tropiques. C'est ce questionnement qui m'a conduit à m'intéresser à ce que je nomme "la tropicalisation de la consommation de la morue" et qui a été le titre de ma première communication sur l'histoire de la consommation de la morue en Guadeloupe.

De ce travail de recherche j'en ai tiré une conférence gourmande que notre association Trésors du Patrimoine organise régulièrement en Guadeloupe pour faire découvrir l'histoire et les pratiques culinaires liées à la morue: "Mi Mori!" est une rencontre histoire et cuisine.

Nous avons reçu pour cela l'aide de plusieurs chef cuisiniers: Alexandre Rémy du Brésil et les chefs guadeloupéens Joël Kichenin et Jocelyn Corvo qui ont partagé leurs recettes avec le public et rendu chacune de nos rencontres des délices culinaires. Merci de leur aide.

Bientôt, la prochaine rencontre Mi Mori! sera peut-être près de chez vous, n'hésitez pas à vous abonner au blog pour ne pas rater la prochaine date. Car je rentre en Guadeloupe ce week-end et enfin, je retrouverais le soleil et l'humidité de mes îles.

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Published by Myriam Alamkan - dans Janvier 2015
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 11:57
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 15:06

Alors que la saison haute saison touristique nous ramène en Guadeloupe les imposants bateaux de croisière nous pouvons que saluer le haut niveau de technicité des agents de la Sécurité Civile de Guadeloupe qui ont porté assistance le 15 janvier 2015 à un passager allemand du AIDA LUNA à 23h10.

C'est la seconde fois, que les équipes de la Sécurité Civile portent assistance au AIDA LUNA. Il y a quatre ans, c'était au large de St Kitts à 02h00 du matin.

Merci à eux et à Gérard Pétrélluzzi, membre de Trésors du Patrimoine, de nous avoir averti et permit d'utiliser ses photos pour notre article.

Le AIDA LUNA à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).

Le AIDA LUNA à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).

Image d'entrainement du Dragon de la Sécurité Civile de Guadeloupe.

Image d'entrainement du Dragon de la Sécurité Civile de Guadeloupe.

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Published by Myriam Alamkan - dans Janvier 2015
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 12:57

Je vous relais l'invitation du Conseil Guadeloupéen pour les Langues Indiennes (CGPLI) avec lequel nous travaillons depuis plusieurs années.

Pour la 3ème fois, le CGPLI organise la fête de Pongal qui en tamoul signifie "bouilli par dessus". C'est historiquement la seule célébration hindouiste inscrite sur les contrats d'engagement des immigrés indiens venus au XIXè siècle en Guadeloupe, en Martinique...qui accordaient alors 4 jours de congés pour les célébrations du Pongal marquant le Nouvel An Tamoul.

La cuisson du riz est un des temps fort de la fête du Pongal, mis à bouillir de façon rituelle, les participants le laisse déborder c'est l'origine du mot "Pongal" et pour découvrir le reste du programme :

INVITATION : SOIRÉE DOCUMENTAIRE
avec le Pr. Appasamy MURUGAIYAN

au Centre Culturel Rémi Nainsouta (Pointe à Pitre)
Vendredi 16 janvier 2015 à 19h00

DIASPORA INDIENNE ET PATRIMOINES LINGUISTIQUE ET CULTUREL :

Film documentaire (présentation & projection) :
    Fête de Ganesh et de Mariamman en Inde du Sud

  Présentation de l’œuvre poétique (bilingue tamoul/français) :
"Le Messager de l'Hiver"

Infoline : 0690 35 22 60

En Guadeloupe, pongal a marqué le créole "pati en pangal" "partir faire pongal" est synonyme de "partir faire la fête" mais le sens a glissé vers "partir en tout sens" ou dans le désordre. Cette fête est tombée en désuetude durant le XXème siècle avant de devenir une célébration ouverte à tous et pas uniquement cultuelle sous l'égide du CGLIP.

Bonne fête de Pongal 2015.

Pongal 2015
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Published by Myriam Alamkan - dans Janvier 2015
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 13:58

Je vous écris depuis la lointaine Paris. Il fait un froid de gueux! Et tout en écoutant, à la télé le Prix d'Amérique (ben oui ne m'imaginez pas dehors par ce froid, je n’aime pas le froid!!!), je prends quelques instant pour vous écrire.

Le Prix d'Amérique se court sur l'hippodrome de Vincennes...et Vincennes abrite en plus de l’hippodrome, un très célèbre château-fort: le Château de Vincennes. Je m'y rendais très régulièrement car ce n'est pas uniquement un monument historique, c'est aussi le siège du service historique de la Défense (SHD). C'est donc un de mes sites préférés pour faire des recherches.

Les recherches en histoire prennent parfois des chemins tortueux.

Vous lisez un livre, ou allez voir un film avec vos amis et parfois, cela devient l'objet d'une recherche passionnante. C'est un peu ce qui s'est passé pour ma collègue Marie de Lavigne-Aubéry. Elle mène un travail sur les sources d'un très célèbre roman d'espionnage: Goldfinger qui a donné lieu à une adaptation cinématographique non moins célèbre et une chanson magnifiée par la voix de Shirley Bassey en 1964.

Troisième volet des aventures de James Bond porté au cinéma, Goldfinger, se serait inspiré d'un fait divers réel: la tentative de vol de l'or français conservé en Martinique durant la Seconde Guerre Mondiale. Si vous êtes comme moi, cinéphile, vous vous souvenez qu'une partie de Goldfinger se déroule à Miami, clin d’œil à la Caraïbe? Revenons au travail de Marie de Lavigne.

Voilà ce qu'elle nous a présenté le 7 novembre 2014 lors du colloque universitaire Dynamique Maritime et Patrimoine des Pays Insulaires en Développement Touristique international, campus de Fouillole (Université des Antilles et de la Guyane):

"Le roman d’espionnage Goldfinger qui parait pour la première fois au Royaume-Uni en 1959 est le septième de la série James Bond. Ian Fleming y met en scène la destruction des réserves d’or de Fort Knox par Auric Goldfinger, un industriel milliardaire obsédé par l’or. C’est l’opération « Grand Slam ».

Les romans de Ian Flemming ne sont pas de la pure invention. C’est dans cette perspective que nous pouvons lire dans l’ouvrage français Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement1- De la Guerre Froide à nos Jours : « Toutefois Fleming gardait un bon souvenir du 2ème Bureau. Pendant la guerre, un de ses membres, Jacques Vauzanges, a aidé les services anglais aux U.S.A. (la British Security Coordination) à voler l’or des vichystes dans son île natale de la Martinique. Cet épisode fournira le point de départ de Goldfinger ».

Ian Fleming s’est inspiré du plan de William Stephenson, patron de la British Security Coordination ou B.S.C. (organisation clandestine mise en place par le Secret Intelligence Service britanique-MI6 couvrant l’Hémisphère Ouest) qui, installé à New York, proposera à Sir Winston Churchill l’intervention d’un français Jacques Vauzanges. Celui-ci organisera personnellement l’opération “ASTERICK” et le vol des les 255 tonnes d’or français mis à l’abri dans l’île la Martinique, après le détournement du croiseur Emile-Bertin en juin 1940.

Cet épisode se traduira par un échec stratégique, la France retrouvant l’intégralité de ses réserves d’or dont les 255 tonnes d’or entreposées au Fort Desaix, rapatriées le 11 mars 1946 sur le croiseur le Montcalm. Mais comment l’agent français va t’il influencer le romancier qui écrira Goldfinger bien avant la parution des premiers éléments officiels concernant non seulement l’organisation clandestine, la B.S.C. mais l’existence même de Jacques Vauzanges ?"

Le texte complet sera bientôt disponible via la publication des actes du colloque. Je vous le signalerai le temps voulu.

Bien sûr, pour la mémoire collective, la Seconde Guerre Mondiale en Martinique, c'est le "Tan Robert" (littéralement Temps Robert ou époque de Robert), du nom de l'amiral en charge du commandement en chef de l’Atlantique Ouest et du poste de haut-commissaire de France aux Antilles, à Saint-Pierre et Miquelon et en Guyane à partir de 1939. L’amiral Robert demeurât fidèle à Vichy durant le conflit. Les Antilles françaises et la Guyane rejoindront la France Libre en 1943. Durant le Tan Robert, un mouvement de résistance prendra la forme de la dissidence (voire texte de France-Antilles, Martinique).

En Martinique, tout comme en Guadeloupe, les problèmes d'approvisionnement vont toucher la population des deux colonies. Je me suis donc intéressée au trafic de morue ou comment cette précieuse denrée venue de Saint-Pierre et Miquelon et de Terre Neuve (Canada) sera acheminée jusqu'en Guadeloupe pendant le conflit.

Extrait de la page Facebook jaimelamartinique "Canal Levassor, Fort de France, (Martinique)"

Extrait de la page Facebook jaimelamartinique "Canal Levassor, Fort de France, (Martinique)"

Avant de vous quitter, je dois rajouter un petit quelque chose à propos de James Bond. Ian Flemming, avait une maison en Jamaïque nommée "Goldeneye" qui fut après son décès racheté par Bob Marley... Goldeneye sera le 17ème film de la saga James Bond !

Je vous avais bien dit que la recherche prenait parfois des chemins tortueux...

A suivre...

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Published by Myriam Alamkan - dans Janvier 2015
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 22:58

Si mwen té oryantal
An té ké wè'w abiyé an kimono

(Kè)
Manman'w sé antiyè
Papa'w sé antiyè
Ti moun?? sé antiyè
Nou tout nou sé antiyé

"Exile One - Fresh
P/M : Gordon Henderson/Fitzroy Williams
Chantè : G. Henderson " Extrait du site paroles.zouker.com

En version française (désolée de traduire une si belle oeuvre)

Si j'étais oriental,

Je te verrais habillée en kimono

Ta maman est Antillaise

Ton papa est Antillais

Les enfants sont Antillais

Nous sommes tous Antillais

Extrait du site www.zouknostalgie.com!

Merci à Gordon Henderson né à la Dominique d'affirmer ainsi que nous tous sommes Antillais car à entendre des déclarations en télé, radio, sur wikipédia, dans les cars, sur le marché...les Antilles se limiteraient aux seuls îles parlant le Français...

Dès le 18ème siècle, vous pouvez lire ceci: "On donne aujourd'hui le nom d'Antilles à cette grande quantité d'îles qui forment entr'elles une espèce de cercle au devant des îles du Golfe de Mexique; & qui furent découvertes en 1492 par Christophe Colomb. Elles prient d'abord le nom d'Iles Caraïbes, de celui de leurs premiers Habitants; mais furent ensuite divisées en grandes & petites Antilles; & ces dernieres le furent encore en Iles de Barlovento, ou sur le vent, & Sottavento, ou sous le vent." Extrait de Voyages et établissemens aux Antilles, Van Harrevelt, 1777 volume 23, page 88-89.

Aujourd'hui, nous désignons comme Antilles les îles d'Amérique situées entre la Floride et le Venezuela. La division entre les Grandes et les Petites Antilles existent toujours sur les cartes géographiques tout comme les appellations  "îles du Vent" ou "Sous le Vent", bien que ne désignant pas les mêmes îles en français ou en anglais.

Titre : Plan du port de Caliveni, du Cul-de-sac à Vache, de la rivière du chemin et de la presqu'île du fort Jeudi situés dans la partie méridionale de l'île de la Grenade, l'une des Antilles ou Caraïbes (1748)  Source : Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE C-3582 Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40723625t Couverture : Grenade Provenance : bnf.fr Date de mise en ligne : 18/02/2014

Titre : Plan du port de Caliveni, du Cul-de-sac à Vache, de la rivière du chemin et de la presqu'île du fort Jeudi situés dans la partie méridionale de l'île de la Grenade, l'une des Antilles ou Caraïbes (1748) Source : Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE C-3582 Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40723625t Couverture : Grenade Provenance : bnf.fr Date de mise en ligne : 18/02/2014

Quand vous examinez les cartes françaises anciennes, l'appellation "Indes occidentales" apparait comme traduite de l'anglais. Pour décrire les îles que nous connaissons actuellement sous le nom des Antilles ou de la Caraïbes, le français a bien plus souvent choisi le mot Antilles. C'est donc très rare que figure les deux appellations sur une carte géographique française comme nous le montre l'exemple plus haut.

Puisque le français mais aussi l'espagnol, affectionnent le mot Antilles, il tend à être remplacer par le mot "Caraïbe (s)" plus couramment utilisé en anglais.

Un de mes premier voyage antillais a eu lieu durant un cours d'espagnol où j'ai découvert le poème :"Por el mar de las Antillas" de Nicolas Guillién, auteur cubain, bien avant que je ne découvre les îles des Antilles par moi-même, non en bateau, mais sur notre très chère LIAT véritable trait d'union aérien entre les îles des Petites Antilles. Et puisque le bateau de papier naviguait dans mon esprit il est devenu un ouvrage bien réel : "Histoire maritime des Petites Antilles XVII ème et XVIIIème siècle".

 C'est au cours du 20ème siècle que progressivement la Caraïbe ou les Caraïbes se sont construient politiquement en quittant le statut de colonie pour devenir des états souverains. Puis ces états ont constitué des organismes supranationaux qui ont popularisé le mot de "Caraïbe(s)" incluant en plus des îles, l'espace continental autour de la Mer des Caraïbes.

Si Gordon Henderson pouvait affirmer qu'il est Antillais, d'autres chanteurs s'affirment de plus en plus comme caribbéen comme Dominique Coco s'affirme dans sa chanson"Gwada" "Carribean an yé" (je suis carribéen). 

Admiral T feat. Square One dans "Move Together" l'affirment encore plus nettement," we are caribbean", nous sommes caribéens:

"You know them can't stop we now
No matter what they do
We are the Carribean
French, english and spanish too
You know them can't stop we now
No matter how they try
We are the Caribbean
Fight together until we die"

Les chanteurs ont précédé dans leur musique, le mouvement d'intégration politique de la Guadeloupe et de la Martinique dans plusieurs organismes formant la Caraïbe sportive et politique en rejoignant en 2014 AEC (Association des Etats de la Caraïbe) en leur nom propre et non par le truchement de la France.

Entre la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique et Sainte-Lucie demeure une liaison maritime régulière. Elle est très ancienne bien que les moyens sont résolument modernes. Au 18ème siècle nous pouvions en Guadeloupe lire la gazette de la Dominique et de Sainte-Lucie, qui étaient vendues régulièrement. Au 21ème siècle, je ne pense pas que ce soit aussi facile de lire les principales publications de nos voisins dans nos îles respectives, bien qu’Internet nous offre des possibilités indéniables de communiquer entre nous car la langue est un obstacle entre nos îles. 

Avant même de me lancer dans l'étude de l'histoire des Petites Antilles j'ai du apprendre le vieil anglais parlé au 17ème siècle et me replonger également dans l'espagnol. Je me reproche régulièrement de ne pas avoir appris le néerlandais, le suédois, le danois...Car il existe des documents sur les Antilles dans chaque langue de nos anciens colonisateurs et si peu de personnes capables de les lire. C'est ainsi qu'un rare document sur une campagne de traite négrière du 18ème siècle opéré à destination de Saint-Barthélémy est actuellement non étudié car je ne trouve personne pour lire cette langue maritime suédoise ancienne qui s'est mélangée avec les langues hanséatiques à base germanique...Il faut plus qu'un module de langue proposant uniquement l'apprentissage de l'anglais ou de l'espagnol pour appréhender l'histoire maritime des Petites Antilles et plus généralement de la Caraïbe.

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Published by Myriam Alamkan - dans Décembre 2014
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