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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 11:56

Je serais à Port-Louis, Guadeloupe pour vous présentez mon dernier livre autour d'une petite causerie dès 9h30, le samedi 11 juillet 2015 à la médiathèque de Port-Louis.

A bientôt,

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2015
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:09

Chaque année entre les mois de mai-juin se déroule la traversée sacrée maya entre les sites de Xcaret, la Riviera Maya et Cozumel. Un de mes amis a réalisé ce petit film et m'a autorisé à vous le diffuser.

Pour ceux qui sont observateurs oui, la pirogue est pointue aux deux extrémités et elle est enduite. Je ne sais pas en quelle matière mais elles sont clairement enduites. Cet enduit empêche l'eau de s’infiltrer. Le fond de la pirogue est plat sans que soit nécessaire de lester la structure avec des pierres supplémentaires. Et pour ceux qui ont été voir des "kanawa" version Guadeloupe et Martinique vous pourrez encore relever plusieurs différences significatives.

Bon visionnage.

Et oui, ce sont des vues réalisées à l'aide d'un drone.

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2015
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 05:23

C’est à l’occasion d’une permission que j’ai appris la terrible nouvelle de l’AVC qui a conduit Patrick Forbin à être hospitaliser lundi dernier. Je profite de ma sortie de l’hôpital (je vous rassure, je subis des examens tous les 6 mois pour contrôler l’avancée de ma maladie et pour l’instant ça va pas trop mal) pour évoquer Patrick Forbin qui est une figure de la voile de la Guadeloupe.

Patrick Forbin, fondateur du chantier naval Forbin et amateur de voile traditionnelle, se bat pour sa vie au CHU de Pointe-à-Pitre. Il est temps de consacré quelques mots à la tradition de construction navale en Guadeloupe.

Comme beaucoup de Guadeloupéens, mon premier souvenir liés aux Forbin emprunte les rythmes de « Oh hé oh hé oh hé Angélina joli bateau, Angélina joli bateau, bel bato-là qui en la rad’-là Angélina remporté la victoire ». Je ne suis pas d’accord avec la version d’Angélina chanson politique dédiée à Victor Schœlcher présentée par Wikipédia. Pour moi, Angélina c’est une chanson du carnaval hommage au bateau Angélina construit par le père de Patrick Forbin et qui s’est illustré dans les régates organisées localement.

Notre tradition maritime ne se limite pas à la saintoise de pêche ou le modèle adapté au sport. Au début du 19ème siècle, les constructeurs navals étaient capables de reproduire à l’identique une goélette…mais cette tradition a disparu, reste celle liée aux petits canots ou boats.

Les petites embarcations de pêche ou de navigation au bornage ont été utilisée dès la période préhispanique par les Amérindiens dans toute la Caraïbe insulaire. En Guadeloupe, la pirogue sera également adoptée par les Européens puis des canots hybridant les origines des populations présentes en Guadeloupe. A la fin du 19ème siècle, les canots à membrures voisinaient avec les canots dits à semelle. On disait littéralement : « canot monté sur semelle ».

Dans les années 1940, vous pouviez voir des gommiers, des boats, des canots franc-bord. Certains pouvaient être exceptionnellement pontés. Le gommier disposait d’un grand mat à voile livarde et d’un foc, d’un mat et une voile de tape-cul. Le boat avait un gréement à voile latine avec foc. Tous avaient des avirons à bord. C’est à la pratique sportive que le canot dit saintois doit d’avoir été conserver.

Alors que les régates du prochain tour de la Guadeloupe en voile traditionnelle se rapprochent, rappelons-nous de la richesse de notre histoire de construction navale dans laquelle la famille Forbin et bien d’autres ont leur place. Fos pou Patrick Forbin.

Mise à jour: Patrick Forbin est décédé le 23 juin 2015. Fos et courage à la famille Forbin

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2015
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 12:35
Encre de marine: premier Prix des marins-pêcheurs de Guadeloupe

C'est pas une fantaisie dues à ma dyslexie, je ne me suis pas trompée en écrivant encre de marine pour saluer la création du Prix des marins-pêcheurs de Guadeloupe. C'est une action menée par la jeune association "Paroles de Grande-Terre" née en mai 2014 qui porte ce projet qui casse la vision élitiste des prix littéraires. Car, le jury est composé par d'authentique marins-pêcheurs.

La politique culturelle a tendance à s'adresser à un public déjà sensibilisé qui a l'habitude de pousser les portes des médiathèques, aller aux conférences, visiter les musées. C'est donc une belle initiative de sensibiliser d'autres public.

Je n’assisterai malheureusement pas à cette première édition. Je vais devoir quitter ma Guadeloupe pendant quelques semaines. Mais je souhaite bon vent à cette initiative qui se déroulera du 12 au 14 juin 2015, à Port-Louis avec pour premier président le poète et écrivain Max Jeanne.

Voici la liste des livres sélectionnés:

-Sale eau de Montreuil, Karl Dazin (ed. La Baleine)
- 31 février, Hafid Aboulahyane (ed. Plon)
- La chaise brisée, Clément Ewouedje (ed. L'Harmattan)

Et le programme:

Encre de marine: premier Prix des marins-pêcheurs de Guadeloupe
Encre de marine: premier Prix des marins-pêcheurs de Guadeloupe
Encre de marine: premier Prix des marins-pêcheurs de Guadeloupe

Vous pouvez également faire comme moi et soutenir financièrement cette jeune équipe qui organise ce prix, en participant à la cagnotte.

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Published by Myriam Alamkan - dans Juin 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 01:35

Les Présidents des Conseils de la Culture, de l'Education et de l'Environnement (CCEE) de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, réunis en Conférence permanente annuelle à Paris du 24 au 27 février dernier ont convenu de cette déclaration lors de l'inauguration du Mémorial ACTe en Guadeloupe.

"Les présidents des CCEE de Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte saluent la haute ambition internationale de ce projet qui ouvre assurément une porte sur une nouvelle fraternité.

En effet, nos populations, nichées dans l’Océan Indien, dans les Caraïbes et sur le Continent sud- américain doivent beaucoup à l’Afrique, aux Indes et à l’Indochine, territoires à partir desquels ont été déportés leurs ancêtres pour rejoindre des exploitations économiques fondées sur le travail servile et forcé.

Ce Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage portera témoignage de notre émergence au monde moderne par la médiation d’une infrastructure matérielle de grande facture. Il mettra à la disposition d’un large public des informations et des savoirs par le biais d’une diversité de supports de diffusion. Il convient aussi de saluer sa vocation scientifique axée autour, notamment, de la recherche sur la traite occidentale et le commerce triangulaire, la traite orientale, la traite intra-africaine, ainsi que de leurs abolitions. "

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 12:42
J'ai lu "Libres et sans fers"

Mes chers lecteurs, depuis quelques jours j’ai pratiqué avec ferveur le « matébis ». J’ai donc sacrifié à l’école buissonnière en faisant tout autre chose que travailler sur mes articles pour le blog ou pour les conférences, je le sais bien que le temps va me rattraper et que j’aurais du mal à tous finir à temps mais qu’il est bon de rien faire quelque fois.

J’en ai profité pour débuter ma lecture de mes sélections du dernier salon du livre de Paris. J’ai donc choisit de commencer par « Libres et sans fers, paroles d’esclaves français », Frédéric Régent, Gilda Gonfier, Bruno Maillard. Fayard Histoire 2015

Mon intérêt pour ce livre est né de la présentation faite par messieurs Régent et Maillard et de la citation d’une affaire que je connais un peu celle d’Amé-Noël, libre de couleur accusé d’avoir fait mourir un de ses esclaves par la torture. Le nom d’Amé-Noël m’est familier car il apparait comme armateur de corsaire durant la période de la Révolution Française et du Premier Empire.

Mais « Libres et sans fers » n’est pas une chronique judiciaire. Le but de nos trois auteurs et de tenter de comprendre le monde colonial au travers des témoignages produits lors d’affaires judiciaires où les esclaves déposent en tant que témoins, accusateurs ou défenseurs. Cependant nous ne saurons rien des circonstances dans lesquels la justice intervient pour briser la justice privée sur les habitations. La justice privée est celle du maître, les punitions également, tout comme le sont les nombreux cachots privés construits sur de nombreuses plantations.

Il y a beaucoup d’ironie dans ce titre « Libres et sans fers » car il n’y a pas de parole réellement libre lorsque l’esclave témoigne pour infirmer les déclarations de son maître il s’expose à des mesures de rétorsions. (Pages 34 à36).

Comme dans les procédures judiciaires modernes le font actuellement, les interrogateurs de l’époque, reformulent en bon français la parole des personnes qui s’expriment en créole laissant un doute sur la compréhension des sujets par l’interrogé tout comme pour l’interrogateur (pages 21/22).

Ce livre sera très utilise au-delà des historiens pour ceux qui étudient l’histoire de l’art mais aussi les écrivains ou cinéastes par les descriptions du quotidien des esclaves des Antilles et de La Réunion. Ce qui m’a le plus intéressé est une phrase : « Au regard de certains maîtres, il est manifestement aussi incongru de vêtir un mulet qu’un « nègre de houe » ou un noir de pioche » (p 164).

Je me suis alors questionner sur les représentations du corps porter en cela par les réflexions entendues lors du dernier congrès des écrivains de la Caraïbe qui s’est tenu en Guadeloupe la semaine dernière. Bien plus puissante que les livres d’histoire, les écrivains de fiction ont patiemment construit une mémoire de l’esclavage à travers leurs livres. C’est ainsi que les quelques lignes rédigées par Auguste Lacour sont devenus sous la plume de Simone et d’André Schwarz-Bart, la mythique mulâtresse Solitude. C’est d’ailleurs Frédéric Régent qui a fait une présentation lors du Salon du Livre de Paris sur le futur prix des écrivains de la Caraïbe 2015 : l’ancêtre en Solitude, André et Simone Schwarz-Bart, Le Seuil.

Mais je suis encore plus sensible aux représentations picturales. Je vous propose donc de redécouvrir une peinture du XVIIIème siècle : danse d’esclaves attribué à Augustin Brunias. Observez bien le tableau en mode plein écran, puis à partir de la grille de lecture issue de « Libres et sans fers » interrogeons l’œuvre: "Danse d'esclaves".

Rien hormis le titre n’indique dans la peinture que les sujets représentés sont des esclaves. Il n’y a pas de fers, ils ne sont pas occupés à travailler. C’est le temps de la danse et de la musique, un espace de convivialité arraché à un quotidien marqué par un travail long et éprouvant.

Mais qui est représenté ? « Libres et sans fers » nous explique que la nudité ou la quasi nudité était chose commune aussi bien aux Petites Antilles françaises qu’à La Réunion, pour les « nègres de houe » c’est-à-dire pour les esclaves chargés des travaux agricoles. En revanche les esclaves relevant du travail domestique pouvaient être habillé et même richement parés (pages 168-169). La femme à la jupe bleue semble avoir des pendant d’oreilles, leur tenues sembles à tous assez complet : chapeaux, chemises, mouchoirs de tête, jupes ou pantalons … mais ceux dont on peut voir les pieds sont pieds nus. Existe-il une différence entre la pratique des maîtres pour l’habillage des esclaves entre les îles françaises et anglaises ?

Les instruments de musique sont aussi intéressants car je ne connais aucune musique traditionnelle des Petites Antilles françaises ou anglaises qui mêle le tambour, les grelots et ce qui ressemble à un luth et qu’Yves Bergeret décrit comme étant un anzarka. C’est un instrument à cordes pincées dont le manche possède des clés.

Yves Bergeret prête attention aux visages et aux regards et en déduit qu’il s’agit peut-être d’une incantation aux ancêtres ou aux esprits. Faisons alors attention à la couleur blanche des vêtements du joueur de tambour (pages 165 et 230-231), couleur dont se revêt plusieurs esclaves qui se suicident. La couleur est ici associée au deuil.

Les fruits et légumes (pages 130-131) présent dans la corbeille où l’on peut reconnaître un ananas, un corossol, des pommes-cajou (fruits de l’anacardier), des abricots-pays, une pomme-cannelle, sapotes et même un coco sec (je pense aussi à des pommes-cythère ben quoi je suis guadeloupéenne ! )... Une illusion d’abondance car les esclaves anglais ou français sont mal nourris et même pour ceux qui peuvent cultiver les jardins personnels sur le site des plantations (p 137). Leurs corps en portent les traces jusque dans leurs tombes où les archéologues démontrent que beaucoup d’entre eux sont porteurs de tuberculose osseuse.

Un tableau qui semble dire « qu’ils sont mieux ici qu’en Afrique » et conforter un discours connus de propriétaires d’esclaves qui se dédouanent ainsi de toutes questions morales ou légales sur la possession d’être humain. Mais dont les regards qui ne fixent pas le spectateur et aussi une préservation de leur qualité d’humain en dépit du système qui les asservit (p 244), une culture est en train de naître ce que nul n’avait prévu et débouche actuellement sur la reconnaissance du gwo-ka de Guadeloupe, du séga tipik de l’île Maurice et du mayola à La Réunion comme faisant partie du Patrimoine immatériel mondial par l’UNESCO (p245).

Bonne lecture à tous !

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2015
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 13:53
Soirée: Vous irez porter le fer et la flamme à la médiathèque du Lamentin

"Vous irez porter le fer et la flamme"

Myriam Alamkan

Editions Ibis Rouge.

"Une épopée! L'histoire des corsaires français en Amérique durant la Révolution française et le Premier Empire a tout d'un récit d'aventures. des succès si nombreux que la presse française à l'époque les a qualifiés "d'ordinaires". Ils ont profondément marqué l'histoire de la Guadeloupe. Ils ont également été présents à Saint-Domingue, à la Martinique et en Guyane française. Et pourtant rien d'ordinaire dans les succès des corsaires français contre les Anglais. les Espagnols et contre l'alié américain qui pour défendre son commerce a dû créer l'US Navy.

En pirogues, en balaous, en brigs, en goélettes...une flottille hétéroclite prend la mer au nom de la République française. Deux capitaines de corsaires seront même distingués par l'Empire et deviendront officier de la Légion d'Honneur. Tous ont pris la la mer en suivant les ordres de Victor Hugues alors à la tête de la Guadeloupe, seule colonie française des Petites Antilles en 1794, car oui, le temps était venu de porter le fer et la flamme en Caraïbe, et même au-delà..."

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Published by Myriam Alamkan - dans Evenement
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:36

Enfin disponible chez mon éditeur:

http://ibisrouge.com/livre.php?ref=450

Sur Amazon mais pas à la F...c! :

http://www.amazon.fr/Flamme-Corsaires-Fran%C3%A7ais-Volution-Premier/dp/2844504507/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1426675083&sr=8-1&keywords=myriam+alamkan

Dans vos librairies de quartier

Et du 20 au 23 mars au Salon du livre de Paris stand D29, je serais en dédicace dès vendredi 20 mars de 10h30 à 12h30.

Bonne lecture à tous

Commandez vos exemplaires: Vous irez porter le fer et la flamme
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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2015
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:15

Deux membres de Trésors du Patrimoine vont présenter leurs travaux aux Etats-Unis en septembre prochain.

Marie De Lavinge-Aubéry est docteur en droit. Elle a rejoint notre équipe l'an dernier son travail porte sur la Seconde Guerre Mondiale.

FROM OPERATION "ASTERICK" TO GOLDFINGER'S "GRAND SLAM": MARTINIQUE 1940.

Goldfinger, Ian Fleming's seventh novel in the James Bond series, published in 1959, dramatizes Auric Goldfinger's "Grand Slam" plan to attack Fort Knox gold reserves.

Ian Fleming's novels often have a factual base: the French book Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement, quotes: “However, Fleming had good memories of the French Intelligence 2e Bureau. During WWII, one of their agents, named Jacques Vauzanges assisted the British Secret Services in the USA (British Security Coordination, or BSC) in an attempt to grab the French Vichy Government gold concealed in Fort Desaix, in his native Martinique Island. Here stands the source of Goldfinger."

William Stephenson – the Quiet Canadian who, following Winston Churchill's instructions, set up and ran from New York the BSC, the largest ever and most effective British secret organisation of WWII in the Western hemisphere – submitted to Winston Churchill a plan, name code ASTERICK, whereby Jacques Vauzanges himself would organize and monitor the overthrow of the French Caribbean Vichy's representative and the seizure of the 255 metric tonnes of gold brought to Martinique in June 1940 by light cruiser Emile Bertin.

The plan collapsed as a consequence of the failure of Operation Menace off Senegal, scheduled on the same day. At the end of the war, the new French government recovered the entirety of its gold stock shipped on March, 11, 1946 aboard light cruiser Montcalm. How will the French agent influence Fleming well before the official disclosure of BSC and his own existence?

La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)

DE L’OPERATION « ASTERICK » À L’OPERATION « GRAND SLAM » GOLDFINGER : MARTINIQUE 1940

Le roman d’espionnage Goldfinger qui parait pour la première fois au Royaume-Uni en 1959 est le septième de la série James Bond. Ian Fleming y met en scène la destruction des réserves d’or de Fort Knox par Auric Goldfinger, un industriel milliardaire obsédé par l’or. C’est l’opération « Grand Slam ».

Les romans de Ian Flemming ne sont pas de la pure invention. C’est dans cette perspective que nous pouvons lire dans l’ouvrage français Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement1- De la Guerre Froide à nos Jours : « Toutefois Fleming gardait un bon souvenir du 2ème Bureau. Pendant la guerre, un de ses membres, Jacques Vauzanges, a aidé les services anglais aux U.S.A. (la British Security Coordination) à voler l’or des vichystes dans son île natale de la Martinique. Cet épisode fournira le point de départ de Goldfinger ».

Ian Fleming s’est inspiré du plan de William Stephenson, patron de la British Security Coordination ou B.S.C. (organisation clandestine mise en place par le Secret Intelligence Service britanique-MI6 couvrant l’Hémisphère Ouest) qui, installé à New York, proposera à Sir Winston Churchill l’intervention d’un français Jacques Vauzanges. Celui-ci organisera personnellement l’opération “ASTERICK” et le vol des 255 tonnes d’or français mis à l’abri dans l’île la Martinique, après le détournement du croiseur Emile-Bertin en juin 1940.

Cet épisode se traduira par un échec stratégique, la France retrouvant l’intégralité de ses réserves d’or dont les 255 tonnes d’or entreposées au Fort Desaix, rapatriées le 11 mars 1946 sur le croiseur le Montcalm. Mais comment l’agent français va t’il influencer le romancier qui écrira Goldfinger bien avant la parution des premiers éléments officiels concernant non seulement l’organisation clandestine, la B.S.C. mais l’existence même de Jacques Vauzanges ?

Myriam Alamkan est membre fondateur de notre association Trésors du Patrimoine. Elle a publié plusieurs articles publiés dans des revues universitaires consacrés à la période de la Révolutioin française et du Premier Empire et aux corsaires français.

“The loss of the French colony of Santo-Domingo viewed from the shores of Cuba: the Baracoa papers 1806-1808”.

The French defeat of “Vertières, Santo-Domingo”, on November 18th 1803, had various consequences on its neighbouring’s islands. One of them was many attempts made by French privateers from the island of Cuba.

Cuba was considered as a new shelter for some French inhabitants of Santo-Domingo since 1791. This small colony of French people received the help of “Agence de Prise”, the French office in charge of the defence of Guadeloupe’s privateering activities in Cuba.

But from 1806 to 1808, a second French office in Cuba was in charge of the interest of the French colony of Santo-Domingo: the Agence de Prise of Santo-Domingo, in the city of Baracoa.

In fact, the French colony of Santo-Domingo did not exist anymore. The French soldiers left the former French part of Santo-Domingo in 1803 and we can find French authorities only in the former Spanish part of the island.

This paper explores the way that French settlers attempted to restore their authority over their former colony of Santo-Domingo by using their privateers to threaten the trade of the new Haiti, born in 1804 but only recognized by France in 1825.

La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)
La recherche guadeloupéenne au Mc Mullen History Symposium 2015 (US Naval Academy, USA)

La perte de la colonie française de Saint-Domingue vue depuis les côtes de Cuba : les papiers de Baracoa 1806-1808.

La défaite française de Vertières, Saint-Domingue le 18 novembre 1803 a eu plusieurs conséquences sur les îles voisines. Une d’entre elle sera les différentes tentatives d’attaques des corsaires français depuis l’île de Cuba.

Cuba a été considéré comme un havre pour beaucoup de Français de Saint-Domingue depuis 1791. Cette petite colonie de Français a reçu l’aide de l’agence de prise de la Guadeloupe à Cuba.

Mais entre 1806 et 1808, une seconde agence française à Cuba a été formée pour la défense des intérêts de la colonie française de Saint-Domingue : l’agence de prise de Saint-Domingue dans la ville de Baracoa.

Dans les faits, la colonie française de Saint-Domingue n’existait plus. Les soldats français avaient quitté l’ancienne partie française d’Hispaniola, et ne se maintenait que dans l’ex partie espagnole de l’île.

Cette communication examine la façon dont les colons français ont tenté de restaurer leur autorité sur leur ancienne colonie de Saint-Domingue à travers l’activité de leurs corsaires pour menacer la jeune Haïti née en 1804 et reconnue par la France en 1825.

Félicitations à nos deux membres pour leur sélection. Nous organiserons bientôt une manifestation pour aider à financer le déplacement de nos adhérents aux Etats-Unis.

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2015
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:55

Je relais une information reçu de notre partenaire l'association Repriz.

Invitation samedi 28 février 2015 Vieux-Habitants (Guadeloupe)
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Published by Myriam Alamkan - dans Février 2015
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