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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 13:28

Il y a quelques temps je vous ai signalé la parution du livre de Jean-Louis Donnadieu. J’ai mis à profit mes dernières vacances pour le lire. Ce livre n’est pas un livre d’histoire maritime, d’ailleurs Toussaint Louverture ne s’est pas illustré par son habilité sur mer.

Dans ma façon d’appréhender l’histoire maritime, il faut bien connaître l’histoire « terrestre » pour comprendre ce qui se passe sur mer. Dans notre cas, vous serez bien plus surpris d’apprendre que pendant la Révolution française vers 1796/1797, un bâtiment corsaire français qui apparaît dans les états des prises de Saint-Domingue se nomme le Général Toussaint.

Certes il n’est pas le seul a porté le nom d’un haut dignitaire français. Nous trouvons aussi un corsaire le Sonthonax. Léger-Félicité Sonthonax demeure associé à l’abolition de l’esclavage, à Saint-Domingue en 1793. Il avait devancé de plusieurs mois celle de la Convention Nationale du 16 prairial an 2 (4 février 1794).

Et qui était le Général Toussaint, en 1796/1797 ? Le 23 juillet 1795, la Convention Nationale l’élève au grade de général de brigade. Il est le premier officier noir français à ce grade. Le nom du corsaire ne porte que le prénom du général Toussaint, n’est pas encore sur mer Louverture, est-ce une marque d’une familiarité ?

Le livre fait la part belle au père de Toussaint Louverture ainsi qu’aux années avant la Révolution Française. Comment un fils d’esclave également fils de prince Arada a pu prendre la tête de la plus riche colonie française ? D’autres se sont essayés à l’exercice, Jean-Louis Donnadieu pour sa part retracer avec soins la jeunesse de Toussaint Louverture.

Bien sûr, l’ouvrage manque pour moi de mer, exception faite des relations avec les Etats-Unis d’Amérique. Revenons à mes chers corsaires français auxquels j’ai consacrés de nombreux articles. Le corsaire le Général Toussaint conduira des prises dont certaines à Gonaïves d’autres à Cuba et particulièrement à Baracoa. Moins connus que les corsaires de Guadeloupe, les corsaires français de Saint-Domingue montrent une tentative des habitants de la colonie de maîtriser leurs approvisionnements. Cet aspect de l’histoire de la future Haïti sera évoqué dans mon prochain ouvrage à venir. Plus généralement, une indépendance sans maîtrise de son commerce sera un des grands enjeux pour Haïti, le général Toussaint Louverture avait tenté de réorganiser la production agricole de la colonie en ayant recours au travail forcé mais sans bateaux pas de commerce et sans commerce pas de flux financier.

A la lecture des noms des corsaires de Saint-Domingue, on lit la fièvre révolutionnaire : le Républicain, le Ca-Ira, la Seringue Nationale, les 3 sœurs républicaines…Tous affirment leur attachement aux idéaux révolutionnaires mais aussi la nouvelle liberté proclamée par Sonthonax et à la figure de Toussaint Louverture qui se révèle à travers les pages de cette biographie.

Accessible : tous public.

Petit trésor : une lettre écrite en français à son épouse depuis le Fort de Joux.

Toussaint Louverture

Par Jean-Louis Donnadieu

Editeurs Belin 2014

Prix : 21€

J'ai lu: Toussaint Louverture
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Published by Myriam Alamkan - dans Septembre 2014
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 08:42

Nous vous rappelons la conférence de Port-Louis, médiathèque Yvon Leborgne, mardi 8 juillet à 10h: Du Port-Louis à Port-Libre: le Mystère de la Dame Ambert et autres corsaires.

Nous renouvelons nos remerciements à monsieur le maire de Port-Louis, Victor Arthein, l'ensemble des élus de la ville et les équipes municipales de nous accueillir à la médiathèque Yvon Leborgne.

Nous poursuivrons la semaine autour du passé corsaire de Guadeloupe à Basse-Terre, vendredi 11 juillet à 18h, salon d'honneur de la mairie de Basse-Terre (Guadeloupe) à l'invitation de l'association pour la Sauvegarde du Patrimoine de la Guadeloupe.

Nous remercions madame le maire de Basse-Terre, Marie-Luce Penchard et l'ensemble des élus basse-terriens ainsi que des agents municipaux,de nous recevoir au cœur d'une des deux cités corsaires de notre département avec Pointe-à-Pitre.

Port-Louis aurais été un des sites d’atterrage des bateaux corsaires pendant la Révolution Française et le Premier Empire. Basse-Terre recevra de nombreux bâtiments corsaires en attente de jugement. Les marins français y ont vécu notamment à la Rivières des Pères et nous ont laissé des témoignages étonnants.

A l"issu des manifestations, vous pourrez faire l’acquisition de l'ouvrage: Le Mystère de la Dame Ambert, corsaire guadeloupéen devenu l'espace de tableau corsaire de Bordeaux. 25€. Editions du Balaou.

De Port-Louis à ... Basse-Terre: deux conférences à venir
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 07:32

Prochaine conférence le mardi 8 juillet 2014, à la médiathèque Yvon Leborgne, Port-Louis (Guadeloupe) de 10h à 12h.

L'ensemble des membres de Trésors du Patrimoine est ravi de revenir à la médiathèque Yvon Leborgne. La première fois c'était à l'invitation de l'UPPL, grâce à l'action de madame Marcelle Zora. Nous avions présenté Mi Mori, le 31 mars 2012. Nous remercions encore une fois le chef Joël Kichenin qui avait présenté la morue du point de vue culinaire.

Nous remercions également mesdames Marcelle et Cynthia Zora pour leur aide ainsi que l'équipe de madame Santorin-Levreau pour leur accueil et c'est avec joie que nous revenons au Port-Louis parler de la commune au moment de la Révolution Française et du Premier Empire.

Les corsaires français n'ont pas fréquenté uniquement les ports principaux de la Guadeloupe: Pointe-à-Pitre et Basse-Terre. Ils ont également utilisé des ports plus modestes comme celui de Port-Louis...

A l'issue de cette conférence vous pourrez faire l'acquisition des publications de l'association Trésors du Patrimoine et faire dédicacer vos exemplaires.

Bonne Fête de Port-Louis.

Pour connaître l'ensemble du programme suivez le lien.

A bientôt pour notre prochain rendez-vous mardi 8 au Port-Louis et également le vendredi 11 juillet à Basse-Terre.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 20:10

Hier, je me suis rendue à Pointe-Noire, pour redécouvrir le site qui va bientôt abriter une exposition sur les pirates et flibustiers des Caraïbes.

C'est une Maison du Bois en plein travaux que j'ai visité où tous s'affairent à redonner vie à un site un temps délaissé. Le bois était un élément omniprésent dans la construction navale durant l’âge d’or des pirates et flibustiers dans les Antilles. Cette histoire a donc sa place dans cet espace rénové.

Ce ne sera pas une exposition universitaire, mais une exposition à vocation plus ludique avec des mannequins, des maquettes, un trésor ...

Alors bon vent à la nouvelle Maison du Bois et à son exposition qui ouvrira prochainement et se sera pour moi une nouvelle occasion de venir à Pointe-Noire.

La maison du bois en travaux

La maison du bois en travaux

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 14:58

C'est grâce à une invitation de Loïc Josse que j'ai découvert la parution de ce livre sur la morue paru aux éditions Glénat: http://www.chasse-maree.com/les-livres/histoire-maritime/histoire-de-peche-terre-neuvas-islande/3,5894-la-morue-voyages-et-usages.html

Je ne l'ai pas encore lu et je regrette de ne pouvoir assister en personne à la dédicace organisée le vendredi 25 avril 2014, à la Droguerie de Marine (Saint-Malo, Ille-et-Vilaine) de 17 à 19 h.

Une belle rencontre en perspective,

La morue, voyages et usages par Loïc Josse
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 15:24

Deux rendez-vous pour la soirée du 17 avril: l'une autour du "voyage du Dictame du Brésil en Guadeloupe" et la seconde "Pernambouc-Guadeloupe-Pernambouc: deux voyages inattendus".

Le dictame est une plante alimentaire bien connue des Guadeloupéens mais originaire du Plateau des Guyanes et du Brésil. Retour sur sa migration à travers l'Arc des Petites Antilles.

Deux voyages inattendus. Le premier est certainement le plus connu 1654: des Hollandais chassés du Brésil par des Portugais catholiques atterissent en Guadeloupe. Ils connaissaient le secret de la fabrication du sucre à partir de la canne à sucre...

Le second voyage est mené des côtes de Guadeloupe à Fernando de Noronha, archipel portugais au large de Recife, durant la Révolution Française, par la Division de Cayenne...

Bon vent à la fête du Crabe 2014

Fête du Crabe 2014 Morne-à-L'Eau (Guadeloupe)
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:08

Alors que l’actualité met en lumière la filière pétrole dans les départements d’Outre-Mer français, un petit retour en arrière avant 1969 et la création de la S.A.R.A (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles) et le déménagement vers le site de Jarry (Baie-Mahault).

(http://www.sara.mq/RAF/sara.nsf/VS_OPM/A17CCDDA7EE5A62BC12573E200393D0D?OpenDocument)

 

L’approvisionnement en pétrole avant cette date était opéré par le truchement de sociétés locales ayant des accords avec les compagnies pétrolières internationales selon  Daniel Desgranges, dans un article consacré au « Centre pétrolier de Fouillole » dans le magazine monégasque  « Perspectives d’Outre-Mer » d’avril-mai 1962. Il fixe à 1935, le début des implantations par l’agent local de la Shell, à 1938 celles de la Texaco et 1956 celle de Esso. Les produits pétroliers étaient importés principalement de Trinidad, dans une moindre mesure Curaçao, Aruba et du Venezuela.

 

Champs-petrol-Trinidad.jpgL’exploitation des hydrocarbures à Trinidad a débuté au XIXème siècle. En 1857, un puits est foré à La Brea par la Merrimac Oil Company http://atlas-caraibe.certic.unicaen.fr/fr/page-104.html. (ci-contre champs de pétrole et de gaz exploités à Trinidad et Tobago (2000) )

Bien avant cette date, le lac d’asphalte présent au sud-ouest de Trinidad avait attiré l’attention de très nombreux visiteurs.

Eugène Édouard baron Boyer de Peyreleau, qui le décrit ainsi : «Une production rare, et particulière à cette île, est celle du brai ou bitume sec, qu’on tire du lac de Brai, dans la bande de l’ouest.

Ce lac d’asphalte, élevé de 80 pieds au-dessus de la mer, a plus d’une lieue de tour, et est de niveau de toute son étendue. C’est un lit de bitume dur que l’on enlève à coup de hâche, et qui se remplace à mesure qu’on en prend. Ce brai, toujours froid, est en usage dans la marine ; mais il a besoin d’être clarifie au feu et mêlé avec du suif et de l’huile pour être employé.

trinidad-tobago-travailleurs-sur-le-lac-la-brea–L’huile de pétrof ou goudron, qui en découle vers la mer, est toujours froide, liquide et sert avantageusement pour les cordages, sans aucune  préparation » (orthographe non modifiée, Les Antilles françaises : particulièrement la Guadeloupe, depuis leur découverte jusqu’au 1er novembre 1825. L’advocate, 1825. Page 422, volume 2). En 1970, des forages en mer sont autorisés et exploités au large de Trinidad.

(plus d'images sur http://www.antanlontan-antilles.com/19_9_carte-trinidad-tobago-travailleurs-sur-le-lac-la-brea.html)

 

Venezuela-carte.jpg

 

Contrairement à Trinidad, Curaçao et Aruba, ne disposent pas de ressources pétrolières propres. Ces îles se sont tournées vers le raffinage de pétrole venu du Venezuela voisin. C’est au lac de Maracaibo, que les Européens remarquent non seulement que les amérindiens vivent sur des maisons à pilotis sur le lac d’où le surnom de Petite Venise de la colonie, mais également que le lac produit du bitume. C’est en 1914 que débute l’exploitation industrielle du pétrole vénézuélien

 

 

Le bitume affleure également  à Cuba : « Le bitume abonde dans l’île de Cuba : on en trouve un filon de plusieurs mètres d’épaisseur dans les environs de Matanzas ; il se poursuit vers l’Océan et reparaît dans de petits îlots marins et sous-marins nommés cayos,  3 lieues en mer »  (Bulletin de l’académie royale de sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1841. Page 416).

 

Il n’y a pas de lac d’asphalte en Guadeloupe ou en Martinique. Cependant, le rapport général de la commission de modernisation et d’équipement des départements d’outre-mer pour le troisième plan 1958-1961, note qu’un permis de recherche de pétrole a été demandé « pour les Antilles » (page 246). A cette époque le Venezuela produisait près de 100 millions de tonnes de pétrole et le total produit pour les îles de Trinidad et de Cuba était de 20 millions de tonnes. Puisque la Guadeloupe ne produit pas de d’hydrocarbures, elle doit en importer.

Le premier site de stockage des hydrocarbures de la Guadeloupe a été la pointe Fouillole. Aujourd’hui, les bâtiments de l’université s’élèvent là où se situait le « camp pétrolier Fouillole ». Daniel Desgranges explique le choix du site : « Il fallait choisir un emplacement aussi rapproché que possible de Pointe-à-Pitre, ouvrant sur un plan d’eau calme, d’accès facile, offrant des tirants d’eau suffisants. L’autorité militaire désigna la Pointe de Fouillole, dont l’approche maritime n’offrait aucune difficulté et dont les mornes, bien placés, pouvaient protéger l’ensemble du tir direct des bâtiments de guerres ennemis, croisant au large. » (Morne = petite colline).

Scan-Petrole-Fouille.jpg

Dans les années soixante, la Shell possède trois pipelines. La Texaco a obtenu une dérivation des pipelines de la Shell et Esso reçoit ses tankers « au sud de la pointe de Fouillole ». En plus de l’importation de pétrole, la Shell importe également du gaz qu’elle vendait sous le nom de Butagaz dans les stations-services de l’archipel ou plutôt dans, comme le disent encore bon nombre des habitants créolophones, dans les shell de la Guadeloupe, bien que la marque Shell s’est retiré du marché pétrolier de la Guadeloupe. Nos shell ont été remplacés par Vito, marque du groupe pétrolier Rubis en 2007. (image extraite de « Perspectives d’Outre-Mer » d’avril-mai 1962)

 

L’approvisionnement pétrolier de la Guadeloupe avant 1969 est opéré par des fournisseurs privés qui achètent des produits pétroliers raffinés et produits dans son voisinage : Trinidad et le Venezuela. L’utilisation de pétrole par les amérindiens est connu et décrite dans plusieurs témoignages : « Le pétrole est connu de longue date sur le continent américain. Les premières relations en sont faites par les missionnaires et les conquérants européens. Au Venezuela, les Indiens recueillent le pétrole qui surnage sur le lac Maracaibo, ou sourd le long des fissures sur ses rivages, pour fixer leurs pointes de flèches, calfater leur pirogues, fabriquer des torches, se soigner ou encore exécuter des peintures rituelles.Carnaval----mas-a-goudron.jpg

 

En Colombie et au Pérou, les Espagnols découvrent de petites distilleries faites de récipients en terre cuite. A Cuba et à la Trinité, les conquistadores, copiant les insulaires, se servent de bitume pour calfater leur embarcations, utilisant la terre de Brea qui affleure en plusieurs endroits sous forme de lac d’asphalte. Au Mexique, les Aztèques font un grand usage de certains bitumes, les « chapopote » en particulier en les mélangeant à des résines parfumées, pour obtenir une gomme à mâcher très appréciée ». (Quel pétrole pour demain. Alain Perrodon. Editions Technip. Page 5.)

 

(ci-contre, une figure traditionnelle du carnaval guadeloupéen, le "mas à goudron" tiré du site http://lamouracide.e-monsite.com/album/culture/carnaval-mas-a-goudron.html)

Les carnavaliers ne s'enduisent pas réellement de goudron mais d'un mélange imitant le goudron. Le "mas à goudron" est-il un rappel des peintures rituelles amérindiennes faites à l'aide de l'asphalte?

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Published by Myriam Alamkan
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:57

toussaint-louverture---le-napoleon-noir-jean-louis-donnadie.gif J'ai pas encore lu cette nouvelle biographie. Je vous la signale tout de même car Louverture est un personnage clé de la période.

 

Un corsaire armé à Saint-Domingue pendant la Révolution Française a porté le nom de "Général Toussaint". Son capitaine Baptiste Cosse a conduit  des prises à Baracoa et à Saintiago (Cuba) mais aussi au Gonaïves (acutellement Haïti) en  1797. A cette époque, nous trouveons également un corsaire nommé "Sonthonax" qui apparait dans les listes des prises à Saint-Domingue (actuellement Haïti).

 

Pour mieux comprendre ces homagse rendu par les marins, il convient de se replonger dans cette époque et donc de découvrir ou redécouvrir Toussaint Louverture.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 11:49

Ci-joint l'invitation de Catherine et Jérôme FILLEAU:

 

"La Galerie à Saint-François a le plaisir de vous convier à une séance de dédicace, précédée d’une conférence de présentation de son livre, « Le Mystère de la Dame Ambert » par Myriam ALAMKAN, historienne maritime et conférencière internationale,

 

                                SAMEDI 11 JANVIER 2014 (samedi prochain) à 17h00.

Scan Couverture Livre

 

Un tableau, « Combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français La Dame Ambert, contre la frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 » intrigue l’historienne, qui se livre alors à une véritable enquête pour rétablir les faits : la Dame Ambert est un corsaire de Guadeloupe.

 

Il en naît un livre rédigé en langue française et en langue anglaise, qui a valu à Myriam ALAMKAN de présenter ses travaux lors de l’US Naval Academy History Symposium de 2007 à Annapolis (Maryland, U.S.A) au côté de l’élite mondiale de la recherche en histoire maritime.

 

Myriam ALAMKAN est également l’auteur de « Histoire maritime des Petites Antilles XVII e et XVIII e siècles », Editions Ibis Rouge et d’articles universitaires. Elle mène ses recherches au sein de l’Association Trésors du Patrimoine qui s’occupe du patrimoine et de l’histoire maritime de la Guadeloupe."

 

Pour se rendre sur le site: http://www.marina-saint-francois.com/la-galerie/

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:45

Un tableau de Jean-Baptiste Henri Durand-Brager  s’inspire des évènements du  15 juillet 1804 :

« Le 26 messidor an 12, à deux heures du matin, le Cap Romain étant en vue ; la vigie aperçu sous le vent à nous un navire à trois mâts. A neuf heures et demie nous étant approchés, nous abordâmes pavillon et flamme et nous lui envoyâmes un boulet. Le dit navire ayant démasqué sa batterie nous riposta de toute sa volée et le combat s’engagea avec acharnement… »

Extrait du rapport du capitaine Lamarque commandant le corsaire du citoyen Malespine, négociant à la Basse-Terre au général de division Ernouf capitaine général de la Guadeloupe et dépendances.

Un tableau dont le titre n’évoque pas la Guadeloupe mais Bordeaux : « combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français contre frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 ».

Un auteur qui se demande pourquoi.

 

Myriam Alamkan est historienne maritime spécialisée dans l’histoire de la Caraïbe et conférencière internationale. Elle publie régulièrement des articles dans des revues universitaires.

Scan-Couverture-Livre.jpg

  Jean-Baptiste Henri Durand-Brager  painted an oil on canvas inspired by the event of  July, 15th 1804:

“On the 15th of July, at 2h30m. A.M., Cape Roman in the United States of America in sight, the French ship-rigged privateer Dame-Ambert, Captain Charles Lamarque (represented as a reduced officer of the French navy), saw and chased a ship to leeward. The latter, which was the British 14-gun ship-sloop Lilly, Captain William Compton, being equally desirous of a meeting, the two ships by 9h30. A.M., were near enough for the Dame Ambert to open her fire…”

Excerpt from “The naval history of Great Britain during the French revolutionary and the Napoleonic wars, volume 3, 1800-1805”. William M James.

The Dame Ambert was fitted out by M. Malespine in Basse-Terre, Guadeloupe, but this information was lost so Jean-Baptiste Henri Durand-Brager entitled his painting: « Combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français contre frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 ».

An author wonders why.

 

Myriam Alamkan is a maritime historian, specialized in Caribbean history and international lecturer. She regularly publishes articles in academic reviews

Scan-4eme-couverture.jpgLivre bilingue Français/ Anglais. Prix 25€

 

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