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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 11:49

Ci-joint l'invitation de Catherine et Jérôme FILLEAU:

 

"La Galerie à Saint-François a le plaisir de vous convier à une séance de dédicace, précédée d’une conférence de présentation de son livre, « Le Mystère de la Dame Ambert » par Myriam ALAMKAN, historienne maritime et conférencière internationale,

 

                                SAMEDI 11 JANVIER 2014 (samedi prochain) à 17h00.

Scan Couverture Livre

 

Un tableau, « Combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français La Dame Ambert, contre la frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 » intrigue l’historienne, qui se livre alors à une véritable enquête pour rétablir les faits : la Dame Ambert est un corsaire de Guadeloupe.

 

Il en naît un livre rédigé en langue française et en langue anglaise, qui a valu à Myriam ALAMKAN de présenter ses travaux lors de l’US Naval Academy History Symposium de 2007 à Annapolis (Maryland, U.S.A) au côté de l’élite mondiale de la recherche en histoire maritime.

 

Myriam ALAMKAN est également l’auteur de « Histoire maritime des Petites Antilles XVII e et XVIII e siècles », Editions Ibis Rouge et d’articles universitaires. Elle mène ses recherches au sein de l’Association Trésors du Patrimoine qui s’occupe du patrimoine et de l’histoire maritime de la Guadeloupe."

 

Pour se rendre sur le site: http://www.marina-saint-francois.com/la-galerie/

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:45

Un tableau de Jean-Baptiste Henri Durand-Brager  s’inspire des évènements du  15 juillet 1804 :

« Le 26 messidor an 12, à deux heures du matin, le Cap Romain étant en vue ; la vigie aperçu sous le vent à nous un navire à trois mâts. A neuf heures et demie nous étant approchés, nous abordâmes pavillon et flamme et nous lui envoyâmes un boulet. Le dit navire ayant démasqué sa batterie nous riposta de toute sa volée et le combat s’engagea avec acharnement… »

Extrait du rapport du capitaine Lamarque commandant le corsaire du citoyen Malespine, négociant à la Basse-Terre au général de division Ernouf capitaine général de la Guadeloupe et dépendances.

Un tableau dont le titre n’évoque pas la Guadeloupe mais Bordeaux : « combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français contre frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 ».

Un auteur qui se demande pourquoi.

 

Myriam Alamkan est historienne maritime spécialisée dans l’histoire de la Caraïbe et conférencière internationale. Elle publie régulièrement des articles dans des revues universitaires.

Scan-Couverture-Livre.jpg

  Jean-Baptiste Henri Durand-Brager  painted an oil on canvas inspired by the event of  July, 15th 1804:

“On the 15th of July, at 2h30m. A.M., Cape Roman in the United States of America in sight, the French ship-rigged privateer Dame-Ambert, Captain Charles Lamarque (represented as a reduced officer of the French navy), saw and chased a ship to leeward. The latter, which was the British 14-gun ship-sloop Lilly, Captain William Compton, being equally desirous of a meeting, the two ships by 9h30. A.M., were near enough for the Dame Ambert to open her fire…”

Excerpt from “The naval history of Great Britain during the French revolutionary and the Napoleonic wars, volume 3, 1800-1805”. William M James.

The Dame Ambert was fitted out by M. Malespine in Basse-Terre, Guadeloupe, but this information was lost so Jean-Baptiste Henri Durand-Brager entitled his painting: « Combat de la corvette de Bordeaux, corsaire français contre frégate anglaise Lily, le 15 juillet 1804 ».

An author wonders why.

 

Myriam Alamkan is a maritime historian, specialized in Caribbean history and international lecturer. She regularly publishes articles in academic reviews

Scan-4eme-couverture.jpgLivre bilingue Français/ Anglais. Prix 25€

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 20:11

Scan-invit-26102013.jpg

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:34

L’ASSOCIATION TRESORS DU PATRIMOINE VOUS CONVIE A MI MORI 2013

Terre Neuve 2013 001

Chaudrée Terre-neuvienne à la morue
 
Si vous souhaitez découvrir la recette de l'histoire de la morue en Guadeloupe:
 
Faites mijoter à feu doux:
Une portion de morue péchée au large de Terre-Neuve
Un soupçon de méfiance des colons vis à vis des poissons guadeloupéens
Une obligation faite par le Code Noir de nourrir les esclaves
Et vous obtiendrez une tradition culinaire originale en Guadeloupe
 
Et pour connaître la suite de l'aventure rendez-vous

 Le 19 octobre 2013 à 18h30

 à la Bibliothèque Multimédia du Moule

 

Conférences de Myriam Alamkan, historienne maritime et du chef cuisinier Jocelyn Covo.

La soirée se terminera par une dégustation de produits à base de morue.

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 14:22

Fort-Caroline-National-Memorial3.jpgC’est à une lectrice (oui, oui, j’en ai) que vous devez ce petit article sur les Français en Floride. La Floride s’apprête à célébrer le 450ème anniversaire de la présence française.

Miami est une porte d’entrée bien connue pour les Etats-Unis et une escapade shopping ou croisière pour beaucoup. Découvrir la Floride en dehors des destinations plus « traditionnelles » de Miami et Orlando est passionnant.

Il y a 450 ans, l’expédition de René Ladonnière menée depuis le port du Havre (Haute-Normandie) quitte la France le 22 avril 1564. Les Français atterrissent en juin et fondent le Fort Caroline avec l’aide des Indiens Timucua. (Fort Caroline en photo/ National Park Service).

(http://theses.enc.sorbonne.fr/2000/lhoumeau)

(http://www.nps.gov/timu/historyculture/loader.cfm?csModule=security/getfile&PageID=90554)

Vous pouvez visiter le Fort Caroline à Jacksonville, sur la face Atlantique de la Floride actuelle.

http://www.nps.gov/timu/planyourvisit/loader.cfm?csModule=security/getfile&PageID=139657

Autre ville  de Floride à avoir connu une présence française : Pensacola, côté Golfe du Mexique. Pour mieux comprendre il faut savoir que le 2 mars 1699, une expédition menée par Pierre Le Moyne d’Iberville trouve l’embouchure du Mississipi par la mer. En trois campagnes entre 1699 et 1701, il va fonder trois forts dont deux sont situés dans les villes actuelles de Biloxi (Mississipi) et de Mobile (Alabama).  Pour connaître un peu plus sur cet explorateur né au Canadahttp://www.civilisations.ca/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france/les-explorateurs/pierre-le-moyne-diberville-1686-1702/

La guerre de la Quadruple Alliance, opposant notamment la France à l’Espagne, qui sera à l’origine de l’attaque de la ville de Pensacola  le 14 mai 1719 par le frère de Pierre Le Moyne d’Iberville, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Ce dernier est le fondateur de la Nouvelle Orléans et fut le deuxième gouverneur français de la Louisiane. La ville de Pensacola fut rendue à l’Espagne en 1722 à la faveur du retour de la paix entre la France et l’Espagne.

 

Pour mieux découvrir tous ces aspects, rendez-vous les 20 et 21 février 2014.

 

"La Floride Française: La Floride, la France, et le monde francophone

Colloque international - 20-21 février, 2014

Chercheurs invités : Jane Landers, Vanderbilt University ; Frank Lestringant, Université de Paris-Sorbonne ; Michael Wintroub, University of California, Berkeley

Organisé par le Winthrop-King Institute for Contemporary French and Francophone Studies et  l’Institute on Napoleon and the French Revolution, un colloque international se tiendra les 20-21 février à l’Université d’État de la Floride sur le thème de la présence des cultures françaises et francophones en Floride.  Le colloque réunira des chercheurs des deux côtés de l’Atlantique, sera ouvert au grand public, et se déroulera sur deux jours, comme partie des célébrations du 450ème anniversaire de la présence française en Floride.

Nous lançons un appel à communications en français ou en anglais sur tout sujet tenant au thème général du colloque : la présence française et francophone en Floride. Il peut s’agir de communications individuelles ou de tables-rondes, chaque table-ronde consistant normalement en trois communications.

Les communications seront sélectionnées selon leur valeur scientifique et leur originalité. La liste de thèmes esquissés ci-dessous est indicative et non exclusive:

·         La présence française en Floride, de la fondation de Fort Caroline à Jacksonville au 16ème siècle à celle du “French Town” à Tallahassee, sur les terres du marquis de Lafayette, et aux incursions françaises plus récentes.

·         L’image de la Floride et de son peuple dans l’imaginaire français de “la nouvelle France” du 16ème siècle aux visions romantiques de Chateaubriand, Jules Verne et d’autres.

·     -    La présence en Floride de Français(es) célèbres, y compris Achille Murat, neveu de Napoléon I, et Jean-Jacques Audubon, naturaliste et illustrateur d’oiseaux.

·     -    La présence continue et dynamique de populations haïtiennes et francophones en Floride, et leurs liens historiques avec l’empire français dans le Nouveau Monde et les Caraïbes.

·         La Floride dans la littérature et le cinéma français

·         La Floride et les arts plastiques de France et de la Caraïbe francophone

 

Date limite pour la soumission des propositions: le 1er septembre, 2013

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 15:51

Vous êtes en Uruguay ou vous y serez la semaine prochaine? Cette information est pour vous.

 

VISIÓN MARÍTIMA DE ARTIGAS EN LAS

INSTRUCCIONES DEL AÑO XIII

 

que se desarrollará el próximo jueves 5 de setiembre, a las 16.00 horas, en la sala de conferencias de la Liga Marítima Uruguaya (Rambla 25 de Agosto de 1825 Nº 580), según el siguiente temario:

 

- “La visión marítima de Artigas”, CN (R) Francisco Valiñas.

- “Artigas y el gobierno de Buenos Aires durante el año 1813”, Lic. Ana María

Musicó Aschiero (Argentina).video, Uruguay Correo electrónico: histomar@adinet.com.uy - Página web: www.histomar.galeon.com

- “Dom Joâo de Bragança y el Río de la Plata”, Prof. Luiza Pereira Alves (Brasil).

- “Los corsarios de Artigas”, Lic. Cristina Montalbán.

- “El pensamiento geopolítico del General José Artigas”, VA (R) Ernesto Roca

(Bolivia).

- “La marina mercante”, Prof. Alejandro Bertocchi.

- “Artigas a través de la gaceta de Buenos Aires”, Dr. Roberto Elissalde

(Argentina).

 

Evento académico declarado de interés por el Ministerio de Turismo y Deporte.

Abierto a todo público.

Sede Central Rbla. 25 de Agosto de 1825 Nº 580, Tel. 2915 67 65, CP 11.000, Monte

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 00:50

 

003.JPG

Bon cette année, j’avais promis de venir voir une étape avec les kops, membres de l’équipage de Silan’S (Caraibdésir) le bateau de l’association Kaloukaera Vwal. L’association créée en 2010 participe à son premier TGVT en 2011.

C’est une jeune équipe très dynamique que j’ai découvert l’an dernier. Ils ont besoin de financements comme toutes les associations alors si vous voulez les contacter :kaloukaera.vwal@hotmail.fr

Parlons un peu bateau. Silan’S est un canot construit par le chantier d’Alain Foy. Voici quelques caractéristiques techniques telles que présentées dans leur documentation de sponsoring :

« Coque vernie non peinte (composition : bois du nord pour la quille, acajou blanc et acajou rouge pour les bordées, poirier pays pour les membrures et la proue).

Longueur : 5,35m

Largeur : 1,80m au plus large

Mat en bois local (corossol sauvage) de 7,35 m

Les voiles (foc et grand-voile) sont raccordées au mât et au Guy (sic), la bôme (en bambou) par des lianes appelées « zel a ravet ».

Un tangon en bambou de 2,35m.

Deux voiles »

012J’ai raté les manœuvres d’arrivée à cause des embouteillages…à… Sainte-Anne…mince, moi aussi j’aurais dû prendre un bateau pour aller plus vite. Et me voilà, tout de même aux Raisins Clairs à Saint-François. Je n’ai pas vu M. le Maire, Laurent Bernier, mais je sais qu’il aime la voile. Profitons de l’occasion pour évoquer la ville à travers quelques données historiques et patrimoniales maritimes.

La communauté maritime de Saint-François bénéficie du dynamisme de ses associations. Saint-François possède un bateau de procession utilisé lors de la fête du 15-Août et un répertoire de chants de marin remarquable. Il a fait l’objet d’un inventaire par le Centre Repriz avec laquelle j’ai collaboré pour les aspects historiques.

Les pêcheurs de Saint-François occupent  pour le stationnement de leurs canots, des sites qui ont été modifiés au cours du 19ème siècle. Les stationnements dits de Cahouanne, La Coulée et Anse à la Barque et l’anse à l’Eau vont être supprimés pour favoriser l’anse de la Baie et le stationnement du bourg. Aujourd’hui Saint-François est doté d’une marina et d’un port de pêche. La ville est labélisée station nautique et offre également de nombreuses connexions maritimes avec les îles proches de La Désirade ou Petite-Terre mais aussi Marie-Galante et les Saintes. (ci-dessous deux canots d'Alain Foy et au fond la voile de Silan's)

011.JPGSur la plage,  j’ai eu l’occasion de parler avec Alain Foy, le concepteur du bateau Silan’s  et de plusieurs autres canots de course. Nous avons échangé des commentaires sur l’origine de nos canots à voile. Puis j’ai évoqué un peu la création de l’école de voile de la Folg à Sainte-Anne avec Victor Jean-Noël patron du Xetoil2 (sponsor Xeria et pour découvrir le parcours sportif de Victor Jean-Noël http://www.voile-en-guadeloupe.com/jean-no.htm) et parlé  avec Georges Santtalikan (président du CGVT) de la conservation de la mémoire propre au TVGT. Ah un dernier souvenir de Saint-François, là c’est moi et Georges Santtalikan.

018

Je ne peux pas quitter les Raisins Clairs sans un dernier coup d’œil aux bateaux d’Alain Foy. Leurs coques vernies laissent refléter le soleil et dans ma tête j’entends les premières mesures d’un chant de marin : « Crocodile, mon beau navire brille comme un volcan, les équipages sont à bord… » Mais sur nos canots modernes pas de « tour de cabestan ». Si vous ne connaissez pas « Crocodile, mon beau navire » c’est qu’il est grand temps que le Centre Repriz, publie ces fameux enregistrements de chants de marins de La Désirade et de Saint-François ! (Dommage de votre côté de l’écran vous ne pouvez pas bénéficier de l’écoute de ma …superbe…voix lol).

Enfin un grand merci à l’accueil sur le stand Région Guadeloupe, me voilà armée  pour affronter les autres étapes du tour.

A tous les concurrents, bon vent pour la suite du tour.

 

 

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 18:06

Il y a près d’un an que je cherchais de la documentation pour écrire un article sur l’archipel de la Petite Terre à l’est des îles principales de la Guadeloupe. C’est un archipel que j’ai eu le plaisir de découvrir l’an dernier, une excellente occasion de se détendre en mer à rien faire et même pour les plus téméraires de se baigner avec les bébés requins citron en espérant ne rien faire pour s’attirer le courroux des parents requins citrons.

pt-terre


Administrativement reliée à la commune de la Désirade, la Petite Terre est un archipel de deux îlets transformé en réserve naturelle en 1998 http://www.reservepetiteterre.org/Historique. Pour se rendre à la Petite Terre, plusieurs solutions existent. Moi j’ai fait la traversée avec le catamaran Tip Top One http://www.tip-top-one.com/. Vous pouvez profiter de la basse saison touristique pour planifier une visite et découvrir la Terre de Bas (seule ouverte au public).

C’est à Terre-de-Bas, s’élève un phare qui reste la principale animation de la Petite Terre. Il a été érigé en 1840. Voici ce qu’en disait le « Routier des îles Antilles, des côtes de la terre ferme et de celles du golfe du Mexique. » de Claude François Chaucherpat dans son édition de 1842 où il reprenait page 98 un article de Coulier dans Description générale des phares.

 

« Feu fixe, à 184 mètres de l’extrémité de la Terre-de-Bas, l’un des îlots de la Petite-Terre, par 16°10’29’’ nord, et par 63°25’16’’ ouest. Son élévation est de 23 mètres au-dessus du sol, et domine de 33 mètres les pleines mers d’équinoxe…L’écueil le plus sud et le plus au large de Petite-Terre, dit de la Balise sud, gît au sud 19° ouest, à 890 mètres du phare. Les navires qui quitteront le phare par l’est, trouveront de 13 à 20 brasses d’eau, en prenant par le nord ou par le sud, à deux miles de distance. Il faut éviter de passer en dedans de ses limites. »

Petite Terre 013Bien que les dangers soient connus, cela n’empêchera pas les naufrages et le  23 décembre 1848, un bateau anglais la Mary, capitaine John Wilkins, fit naufrage à « Terre-de-Bas de la Petite-Terre (Désirade) ». Nous n’avons pas de précision concernant le naufrage en lui-même sauf qu’à la lecture des pièces vendues nous pouvons conclure que c’est la partie avant qui a souffert du choc. L’avis au public publié dans la Gazette Officielle de la Guadeloupe est par contre plus disert pour les marchandises et objet divers provenant de la Mary et vendu à Pointe-à-Pitre « devant la maison du citoyen Maugendre, rue d’Arbaud, n°  , sous les bureaux de la marine et près du trésor, à la diligence du Commissaire du l’inscription maritime, avec le concours et en présence de qui de droit,  la vente, au plus offrant et dernier enchérisseur… »

Les marchandises issues de la Mary devront être réexportées. Il s’agit majoritairement de plusieurs lot de tissus, draps et vêtements divers, bonnets, tulle pour moustiquaires et bonnets…. Le bâtiment a subi des dommages et l’administration vend :

« 1 Beaupré de 7m00c de longueur,

1 Morceau de Gui de 4m50c

1 Mât de hune de 6m50c

1 Bout dehors de beaupré  de 8m50c

1 Corne de grand’voile de 7m00c,

1 Lot de vieux Filin, pesant 52k000g,

2 Poulies doubles garnies en fer,

2 d° doubles,

1° simple,

1 Canot de 4m00c sur 1m50c de bau et 0m67c de profondeur,

Et 1 Pièce d’eau. »

La vente propose également « En franchise de droit pour la consommation : 1 Lot de vieux Cuivre de 80K500g. »

Pour savoir les circonstances exactes du naufrage et des éventuelles victimes il faudrait consulter des sources complémentaires.

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 15:34

TGVT-2012-1.JPGHier, j’ai enfin réussi à aller faire un tour au départ du TGVT 2012. J’ai donc choisi le jour le plus pourri côté climat depuis le début de la semaine pour assister à la course et c’est trempée que j’ai fini ma courte matinée (désolée Joëlle mais malgré vos efforts à toi et à Christine, j’étais tout de même bien mouillée : casquette, t-shirt et pantalon ont ainsi pris la direction de mon panier à linge…) Je croise les doigts pour ne pas finir chez le médecin ce week end mais l’adrénaline aidant je suis restée sous la pluie, j’ai profité de ces quelques minutes de plaisir.

Le Tour de la Guadeloupe à la voile dite traditionnelle semble s’enraciner durablement dans le paysage sportif. J’ai mis quelques clichés fait à Pointe-à-Pitre hier. J’ai noté la passion des enfants d’un CLSH voisins qui avaient eux-aussi bravés la pluie.  Merci aux agents de la sécurité qui m’ont laissé accéder au plus près. Invalide et intrépide, si si parce j’aurai pu attraper sur le parcours sportifs de la ville, "l’imprudence" (ben oui c’est une maladie ! bon d’accord ce sont les grandes personnes qui m’ont expliqué comment on pouvait contracter "l’imprudence" notamment en repassant dans un courant d’air !!! Ne rigolez pas, non mais je vous vois derrière l’écran. Notre théorie du chaud et du froid se retrouve dans beaucoup de médecine traditionnelle et toc). A la place de" l’imprudence", un brin de nostalgie quand je pratiquais l’Optimist à la Gabarre grâce à feu l’AVPP. Etre sur l’eau est un de mes grands plaisirs alors en souvenir du bon vieux temps, j’ai souhaité partager avec vous les conseils de navigation autour de la Guadeloupe au…début du 19ème siècle.

TGVT-2012-2.JPG

Avec les cartes marines, les routiers étaient utilisés pour donner des conseils de navigation aux capitaines et leur permettre de choisir la meilleure route maritime et éviter de se tromper dans son atterrage une fois rendus en Guadeloupe. Établis par les Espagnols et traduit en français et publié aux frais de l’état sur décision du ministre de la marine, M. le marquis de Clermont-Tonnerre, l’ouvrage portant le titre soit de « Routier des îles Antilles, de la côte ferme et de celles du Golfe du Mexique»  (1829, troisième édition) ou de « Derrotero de la islas Antillas, de las costas de tierre firme y de las del seno de Mexique 1842. Cette version est augmentée de document anglais» selon leur période de publication ont tous deux été attribué à leur traducteur le lieutenant de vaisseaux Claude François Chaucheprat qui y a introduit des éléments connus par les Français et absent de la version espagnole.

Pour le "Routier" la Guadeloupe est une île divisée en deux parties presque égales : à l’est la Grande-Terre, la partie ouest est subdivisée en deux parties : la Cabesterre et la Basse-Terre séparée par un canal navigable : la Rivière Salée. Les terres de partie occidentale ont connu plusieurs appellations selon l’époque. Puisque c’est la partie de l’archipel baptisée par Christophe Colomb de façon restrictive est la Guadeloupe. Cette distinction est encore présente lorsque l’on parle de Guadeloupe proprement dite.  A mesure quelle devient le centre administratif de l’archipel elle va donner son nom à l’ensemble des îles placées sous l’autorité de son gouverneur.

Si la Guadeloupe et l’ensemble de ses îles doivent leurs noms européens à un marin, Christophe Colomb, les marins vont également avoir une influence sur la toponymie de l’archipel. La Cabesterre est de façon classique la partie située du côté où souffle le vent dominant dans les Petites Antilles. La Basse-Terre est la partie sous le vent. Aujourd’hui plus personne ne nomme la côte allant de Petit-Bourg à la ville de Basse-Terre, la Cabesterre. Sauf que le nom n’a pas entièrement disparu bien que son orthographe se soit modernisée pour devenir la commune de Capesterre-Belle-Eau. C’est le même processus pour la commune de Capesterre de Marie-Galante.

Le premier centre administratif de la Guadeloupe a été le camp européen de la Pointe-Allègre (actu commune de Sainte-Rose). Lors de la migration des européens vers le sud de la Guadeloupe proprement dite les colons ont fondé des nouvelles paroisses mais aucune ne va donner son nom à la ville naissante de Basse-Terre qui va devenir siège du gouverneur de la colonie. La côte allant de la ville de Basse-Terre à Deshaies demeure pour le « Routier » la Basse-Terre. Peut-être à cause de la confusion entre les différentes appellations terrestres et maritimes de la Guadeloupe proprement dite, les cartes géographiques vont installer à la place de côte de la Basse-Terre, la côte sous-le-vent qui en est l’exact synonyme. 

D’autres îles ont conservé leur nom maritime : les îles principales de l’archipel des Saintes ont été dénommées Terre d’en haut et Terre d’en bas à cause de leurs positions relatives aux vents dominants et actuellement l’on distingue deux îlets dans l’archipel de la Petite Terre baptisées elles aussi Terre de Haut et Terre de Bas alors qu’au début du 19ème siècle, la Petite Terre est présentée comme une île unique.

Pour le « Routier » la capitale de la Grande-Terre est  le Fort-Louis ou Pointe-à-Pitre. Les Espagnols rebaptisent la ville du nom de sa principale fortification. Actuellement seules des ruines du Fort-Louis subsistent au pied du Fort-Fleur d’Epée et tous les deux ne sont pas sur le territoire communal de Pointe-à-Pitre mais celui du Gosier ! A propos du Gosier, le « Routier » écrit dans une version « le geôlier » à la place du Gosier, erreur de traduction ? En tout cas, la baie de Pointe-à-Pitre est indiquée pour abris pour hiverner. Il signale également les communes de Sainte-Anne et de Saint-François mais rien sur Le Moule ou les communes du Nord Grande-Terre. Pointe-à-Pitre est une place commerciale, Le Moule pas encore.

Pour commercer en Guadeloupe, mieux vaut prendre la route maritime au sud de l’archipel où sont les deux ports principaux de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre : « Si l’on va à la Pointe-à-Pitre, il faut approcher de la Grande-Terre à deux milles environ, et la prolonger à cette distance jusqu’à la Pointe à Fargeaut, dans laquelle est située le village de Fort-Louis ; c’est là qu’il faut prendre un pilote pour se rendre à la Pointe-à-Pitre. » (Derrotero … page 99)…  « Si l’on va à Fort-Royal ou Basse-Terre, il faut gouverner de manière à atterrir sur Cabesterre vers la pointe de Saint-Sauveur, pour la prolonger environ d’un mille, et passer à une demi-encablure de la Pointe du Vieux-Fort, qui est la plus au sud de la Basse-Terre ; on lofe aussitôt qu’on l’a doublé, pour se tenir à même distance de la côte, jusqu’à ce que l’on laisse tomber l’ancre en face de la ville.

On doit avertir que, pour passer sous le vent de la Guadeloupe, qu’on aille du sud vers le nord, ou du nord vers le sud, il faut couper de nuit les parallèles de l’île, et ne pas s’éloigner de terre de plus de deux milles. Avec cette précaution on aura souvent une petite brise de terre qui suffira pour qu’on double l’île avant le jour, tandis qu’en s’éloignant davantage on s’expose souvent à cinq ou six jours de calme plat. Quand on ne peut accoster la côte occidentale de la Guadeloupe à cette distance il faut s’en éloigner de sept ou huit lieux pour éviter ces calmes. » (Derrotero … page 99 et 100)

Enfin avec la navigation dans les canaux. Tous les canaux entre la Désirade, la Petite-Terre, la Guadeloupe, Marie-Galante, les Saintes et la Dominique sont « sains et bien navigables ». Les îles du sud sont facilement accessibles.

Et puisque le TGVT fait étape aujourd’hui à Marie-Galante (orthographié à l’époque Marie-Galande) soulignons  la présence de récifs dans la partie orientale et méridionale de l’île qu’il convient de ne pas approcher à « plus près que deux lieues. » !

Bon vent à tous !

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:42

Je vous propose un extrait de ma conférence. Aujourd'hui les réseaux d'informations sont dématérialisés. Durant la période coloniale, ils pouvaient emprunter les lignes maritimes.

 

« De Tranquebar. Toute la Côte de Coromandel, particulièrement la partie du Nord, a essuyé le 20 mai dernier un ouragan, dont les effets ont été des plus terribles. Le 17 mai le vent commença à souffler du Nord-Est avec violence : le 18 il augmenta en force, & le ciel se couvrit d’épais nuages : le 18 il annonçait déjà une tempête formelle par des grains continuels & un horizon tout à fait obscurci. Enfin le 20, l’ouragan éclata ave une fureur dont il sera d’autant plus difficile de perdre le souvenir, que les traces en sont profondes, & qu’on ne réparera pas aisément les ravages, dont le pays offre partout le spectacle. Il n’est presque pas d’endroit sur cette côte, tant dans la partie qu’occupent les Danois et les Hollandois, que dans celle qui avoisine les Etablissements Anglois, qui n’ait été dévasté. Un district, nommé Uppora, habité par des Tisserands, a été englouti avec tous ces infortunés par la mer, qui s’éleva à 14 pieds au-dessus du niveau & inonda la Contrée, à quelques lieues de distance. L’on ne saurait calculer le nombre d’Habitants, qui ont péri dans l’eau : dans nos environs on le fait monter à 12 ou 13 mille hommes. Dans les districts anglais cette perte n’est pas moins considérable. L’on compte, que 9 dixièmes parties de la population de ces contrées a péri. Jagernaporam, place appartenant aux Hollandois, est totalement minée. La ville de Coringa n’existe plus : tout a été entraîné par les vagues : & de tous les habitants 4 ou 5 hommes seulement ont pu sauver leur vie sur des palmiers. L’irruption subite de la mer, qui s’éleva tout à coup à une hauteur, où on ne l’avait jamais vue, empêcha le malheureux peuple de cette contrée de trouver son salut dans une prompte fuite. D’ailleurs l’inondation était générale : & partout où l’on portoit les pas, l’eau étoit déjà montée plus haut que les maisons les plus élevées : celle-ci ne purent résister au choc des vagues :il n’en resta que peu sur pied les plus gros arbres furent renversés, déracinés & emportés :les navires furent jetés sur terre & firent naufrage au milieu des champs. Le ciel n’a repris sa sérénité que lentement : la force du vent a duré, quoiqu’à un moindre degré, jusqu'au 28 mai. Alors les eaux qui étaient entrée sur les terres jusqu’à la distance de 10 lieues du rivage, se retirèrent ; & l’on vit toute la contrée jonchée de débris de maisons, de vaisseaux, de meubles, surtout de cadavres. Ceux-ci sont en si grand nombre, qu’on craint avec raison, que l’air n’en soit infecté. Le dégât du pays ne présente en même temps que la plus triste perspective. » (Gazette de la Guadeloupe, 15 mai 1788)

Ce récit est exceptionnel. D’abord parce que ce cyclone n’est quasiment pas connu par la littérature française puisque Alfred Martineau dans son ouvrage « Les cyclones à la côte Coromandel » (1909) écrit à la date du 20 mai 1787 : "il y eut un terrible ouragan à Pondichéry. On remarquera cette date: ce n'est point d'oridnaire à cette époque que se déclarent les grands orages."

 

Pour comprendre comment les guadeloupéens avaient des informations aussi précises sur la situation en Inde et son impact sur les prises des corsaires guadeloupéens, rendez-vous ce soir au CGPLI à 19h

 

Environ 40 km.

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Published by Myriam Alamkan - dans Evenement
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