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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:45

Je suis contente d’avoir pu rencontrer quelques lecteurs et beaucoup de passionnés au Salon du Livre de Paris. J’y ai même vu une copine historienne que j'ai rencontré pour la première fois dans le même salon, il y a des années : Sabine Andrivon-Milton (à gauche sur la photo), Martiniquaise, spécialiste de l’histoire militaire et également éditeur. Cette année elle exposait sur le stand commun du Ministre de l’Outre-Mer. Elle a dû faire un voyage éclair pour rejoindre la Martinique où dès mardi 28 avril, elle assurait ses cours !

Souvenirs du Salon du Livre de Paris 2017

Notre photographe d’un jour n’était autre qu’Alex J. Uri, journaliste mais aussi auteur qui m’a par ailleurs dédicacer un ouvrage "Alexander et Teresa", paru aux éditions Nestor en 2013. Il m’a lancé un grand défi : lire son roman. Défi parce que moi, il faut qu’un livre  parle de bateaux ou de meurtres horribles pour m’intéresser…et là c’est une histoire d’amour !

Souvenirs du Salon du Livre de Paris 2017

Donc vu que la Guyane fait l’actualité voici : "Le Territoire de l’Inini 1930-1969", édition Ibis Rouge 2016. C’était une colonie « d’administration directe créée en 1930, maintenue en dérogation au  principe d’assimilation et normalisée en 1969. » Pour ceux qui ne le savent pas la Guyane est officiellement département  d’Outre-Mer depuis 1946, cependant le département va coexister  avec le Territoire de Inini du nom d’une rivière qui en 1901 a été le lieu du « dernier rush aurifère de Guyane. »

Vous connaissez déjà mes liens avec Saint-Pierre et Miquelon, voici : « Deux siècles d’histoire à saint-Pierre et Miquelon, 1816-2016, Bicentenaire de la rétrocession de l’archipel à la France » paru en 2016. Je l’ai offert à ma sœur à qui je parle souvent de ma découverte de l’archipel et de la morue qui fait un trait d’union de part et d’autre de l’Atlantique.

Souvenirs du Salon du Livre de Paris 2017

Quittons un temps l’océan Atlantique pour l’immense Pacifique avec deux livres. « La grande pirogue sans balancier »  ‘Ura-Editions Tahiti, 2016, est une traduction annoté par Luc Duflos du journal de maître de manœuvre du Dolphin George Robertson. En 1767, le capitaine anglais Wallis allait être le premier Européen à Tahiti. Le second « Tupaia le pilote polynésien du capitaine Cook » est consacré à Tupaia, Tahitien, diplomate et navigateur qui a été emmené en Angleterre par le capitaine Cook.  Je n’ai rien acheté venant de Nouvelle-Calédonie ou de l’Océan Indien cette année, j’avais fait le plein il y a deux ans

Souvenirs du Salon du Livre de Paris 2017

Et on va compléter nos voyages avec Eliane Sempaire « La dissidence an tan Sorin » Editions Jasor que j’ai prêté il y a des années et qui n’a jamais retrouver sa place dans ma bibliothèque et  de « Basse-Terre, patrimoine d’une ville antillaise » Editions Jasor qui finira comme cadeau à une amie qui le cherchait depuis longtemps.

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2017
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 12:55
Capture de la Dame Ernouf par le HMS Curieux le 8 février 1805. Francis Satorius Junior, National Maritime Museum, Greenwich, Royaume-Uni  Grende

Capture de la Dame Ernouf par le HMS Curieux le 8 février 1805. Francis Satorius Junior, National Maritime Museum, Greenwich, Royaume-Uni Grende

 Cela fait presque un mois que j'ai reçu ce courrier d'un descendant du capitaine Jean Louis Désiré Mailliet. Non vous n'avez pas pu le rencontrer sur le pont d'un bateau mais plus tôt à travers les pages archives car le capitaine Mailliet est né le 28 décembre 1780 à Lorient (56, France) et  il est décédé le 10 octobre 1856 à Quimperlé (29, France).

Entre ces deux dates, il a eu une riche vie maritime. Capitaine au long cours, il a vécu à Lorient et à Bordeaux. Il a été ami de Surcouf, Le Même, Pineau, Grassin. En 1811, il devient capitaine du brick corsaire Le Diligent armé en Guadeloupe par Goyon. Si vous avez lu mon dernier livre le nom de Grassin et de Goyon vous sont familiers car ils ont opérés en Guadeloupe pendant les guerres de la Révolution Française et du Premier Empire. Mais voilà, mes bases de données s’arrêtent en 1810 et je ne trouve pas trace de la carrière de Jean Louis Mailliet.

Une autre piste nous est fournie pas son descendant qui précise que M. Mailliet a été incarcéré sur les pontons anglais à Plymouth. Donc j’ai cherché dans ma basse de données des prisonniers français qui couvre une période plus large puisqu’elle s’étend jusqu’en 1814. Mais voilà, comme je le dit à toutes les personnes qui se lancent dans la recherche en archives : les archives ne sont pas Google, ce n’est pas classés de façon naturelle mais suivant une logique administrative. Dans notre cas, mes sources sont classées par bateau et non par individus. Donc retour au Diligent.

Un bateau nommé Diligent venu de Lorient a bien été capturé en  1806 par les Anglais sauf qu’il était commandé par M. Thévenaud, le capitaine Mailliet pourrait être simplement capitaine de prise durant la croisière qui l'a finalement conduit sur les pontons anglais? Après cette première impasse, je me dit que le Diligent a pu entrer sous un autre nom dans les archives anglaises  car Le Diligent a eu une carrière longue. Nous le connaissons au moins sous deux autres noms : la Dame Ernouf et le Général Ernouf. Donc je vérifie si ces bateaux apparaissent dans ma liste et bingo ! La Dame Ernouf, corsaire de Guadeloupe a été capturé le 19 pluviôse an 13 (8 février 1805) et conduit à Barbade. C'est cette capture qui est notre illustration du jour.

Le Général Ernouf a lui sauté après avoir pris feu durant un combat le 20 mai 1805. Cinquante-cinq hommes ont réchappé à l’explosion mais il n’y a aucun détail sur le lieu où ils ont été conduits. Si vous avez lu mon dernier livre vous savez qu’il y a eu au moins deux bâtiments connus sous le nom de Général Ernouf, ce qui rend la recherche du bateau commandé par le capitaine Mailliet encore plus difficile. Mais nous avons au moins trois pistes à vérifier et cette fois dans les archives anglaises.

Vers 1816, mon correspondant, m’indique qu’il s’installe à Bordeaux, qu’il prendra le commandement du trois-mâts La Sophie pour le compte de l’armateur Balguerie junior. Puis il naviguera dans l’océan Indien à l’île Maurice, La Réunion et Les Seychelles jusqu’à 1820. Après cela il ne trouve plus sa trace. Il nous signale également l’existence d’un frère : Jean Baptiste César Mailliet.

Il se maria en Martinique avec Marie Rose Emilie Morel le 31 mars 1810, sans rien préciser sur la commune. Puis il meure à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, le 12 novembre 1823. Il nous précise que ce denier fut tantôt marin mais aussi parfois aubergiste. Donc avec ses maigres informations, je me lance dans les archives de l’état-civil pour voir si les actes peuvent nous donner d’autres indices. Et là surprise : il n’y a pas d’acte de décès à cette date pour les archives de la ville de Pointe-à-Pitre au nom de Jean Baptiste César Mailliet. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, des erreurs de transcriptions existent.

Cela m’a pris un mois, et je n’ai pas beaucoup avancé. C’est donc à vous chers lecteurs de jouer. Si vous avez des renseignements qui pourraient aider  à mieux connaître les frères Mailliet, vous écrivez au blog et je transmettrai le tout au descendant de M. Mailliet. Merci de votre aide.

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2017
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 16:30

Bonjour, je me fais rare en ce moment, parce que je suis en plein travail d'écriture. Cependant, aujourd'hui j'ai répondu à l'invitation d'Eric Lefevre pour son émission radio "Hier et ailleurs". L'émission est à écouter ce soir à partir de 18h25 sur Guadeloupe 1ère avec une rediffusion samedi 18 à 7:30 puis il sera mis en ligne sur le lien suivant pour tous mes lecteurs qui vivent outre-mer (lol)!

La thématique est l'histoire de la chasse à la baleine. Une chasse faite par des pêcheurs au large des Antilles. Retour sur les aventures américaines de cette chasse légendaire avec même un soupçon d'histoire de corsaire de Guadeloupe qui ont capturé un baleinier parti de Nantucket quasiment 2 ans auparavant... Et pour plus, il faut écouter la radio!

A bientôt

 

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Published by Myriam Alamkan - dans Mars 2017
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